Sacre sacrilège & édition St Rémi

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Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Mar 27 Sep - 6:52

LE SACRE ÉPISCOPAL PENDANT LA VACANCE DU SIÈGE PONTIFICAL EST-IL PERMIS ? par BRUNO SAGLIO ANCIEN SÉMINARISTE DIRECTEUR DES ÉDITIONS SAINT-REMI a écrit:

Citons un autre théologien qui exprime la même chose que Don Gréa :

«Voulons nous dire pour cela que jamais, dans les temps de trouble et de persécution, l'Évêque ne puisse étendre sa sollicitude sur un troupeau abandonné sans défense à la fureur des loups ravisseurs ?

Nullement. Nous savons que l'histoire rapporte, en le louant, l'exemple de saint Eusèbe, évêque de Samosate, qui, pendant la persécution arienne, parcourait les Eglises pour les pourvoir de prêtres et de pasteurs fidèles. Mais pour louer ce trait et d'autres du même genre, il n'est pas nécessaire de remonter à une prétendue concession [de juridiction universelle] qui n'exista jamais. Il suffit de dire qu'en vertu de la charité qui unit tous les membres de l'Église, les Évêques se doivent une mutuelle assistance, pour laquelle ils peuvent à bon droit présumer le consentement du Pontife romain, dans les cas de nécessité imprévue.

Supposons qu'une subite invasion de l'ennemi menace les jours d'un ou plusieurs Vicaires apostoliques de quelque vaste chrétienté de l'Orient. Il nous paraît évident que les Vicaires apostoliques dont les jours sont ainsi menacés, peuvent et doivent sacrer bien vite au moins un Évêque, afin de pourvoir efficacement à la conservation de cette chrétienté.
Mais de quel droit agiront-ils ? Sera-ce en vertu de la juridiction universelle conférée pour les cas extrêmes ? Non. Ils s'appuieront uniquement sur le consentement présumé du Pontife romain, dont en hommes sages ils interprètent les intentions. »

R. P. H Montrouzier s.j., Origine de la juridiction épiscopale, dans Revue des sciences ecclésiastiques, 1871, 5ème article p. 397; également dans Sodalitium n° 44 p. 13).




Toutefois , voyons le 
paragraphe en question dans sont contexte :    Basketball  ,     " Rien ne doit être innové pendant la vacance du siège. » (Canon 436 du Code de 1917)




ORIGINE DE LA JURIDICTION ÉPISCOPALE II - Page 395- R. P. H Montrouzier s.j., Origine de la juridiction épiscopale, dans Revue des sciences ecclésiastiques, 1871  study


Admettez, suivant la formule du Concile de Lyon (1830) que chaque degré de juridiction ecclésiastique dérive du Pape,comme de sa source ; ou bien, selon l'expression de Mgr Darboy,
que le Saint-Siège est le point ou se trouve la source féconde et la plénitude de la juridiction; des lors vous coupez court à toute usurpation.
 


il saute aux yeux, en effet , que le pape donnant, c'est le mot, la juridiction ecclésiastique à qui il veut, comme il veut, et dans la mesure qu'il veut, personne ne pourra agir en debors de la
volonté du Pontife. Ne répugne-t-il pas que le Pape appelant les Evèques à l'aider dans le gouvernement de l'Eglise,vocans in partem sollicitudinis , leur confère, une juridiction
qu'ils pourraient retourner contre lui ? Que le Pape ne puisse pas sans raison leur imposer des limites trop étroites,on le conçoit, et telle est la volonté formelle du Sauveur ;
mais enfin, dans le cas où le Pape manquerait à ce devoir,les limites posées par lui n'en subsisteraient pas moins. Sa conduite serait illicite sans doute, et le Pape pécherait contre
Dieu ; son acte serait très-valide, et les Evèques devraientle respecter.
C'est un principe de jurisprudence que dans toute donation il faut scrupuleusement observer les conditions imposées par le donateur.
De là suit l'incapacité radicale pour un Evêque d'agir jamais en dehors des limites que le Pape lui a assignées.
Vainement donc il tenterait d'instituer d'autres Evèques ou de fonder de nouvelles Eglises. Le Pape, en le préposant à la tète d'une partie du troupeau, a par là même créé la sphère
où son activité se doit concentrer, et d'où il lui est impossible de sortir.

- 396 ORIGINE DE LA JURIDICTION ÉPISCOPALE : 

Ainsi est réduite à néant la prétendu juridiction universelle que, d'après les auteurs Gallicans, les Evèques reçoivent de Jésus-Christ pour les cas de nécessité extraordinaire.
Noël Alexandre, par exemple, veut que, dans les temps de schisme ou de persécution, tout Evèque puisse en vertu de celle juridiction universelle accourir au secours d'une Eglise
désolée. Ce que le Pape seul peut en tout temps, il l'accorde à chaque Evèque pour les époques de troubles :

« Sa lus enim Ecclesiœ suprema lex esto. Sed inde colligi non potest, parem esse Episcoporum et Romani Ponlificis auc« toritatem. Cum Romanus Pontifex summamhabeat, eamque ordinariaui in Ecclesia universa polestatem... quant illi extraordinariis dunlaxal Ecclesiœ cfisibus et periculis » (1).


Les Evèques anticoncordataires suivirent la maxime erronée de Noël Alexandre. Quand le Pape voulut abolir les anciennes circonscriptions diocésaines pour en créer de nouvelles, les titulaires
virent sans doute l'Eglise exposée à un pressant danger, qu'ils se crurent obligés de prévenir. Ils firent donc usage de la juridiction universelle conférée par Jésus-Christ en vue des cas
d'extraordinaire nécessité, en se maintenant malgré le Pape dans l'exercice d'une autorité que le Chef de l'Eglise leur retirait.
D'après la doctrine commune, une telle résistance eût été impossible. La monarchie pontificale n'existe plus en effet, si la juridiction peut subsister un seul instant en dehors de
la volonté du Pape.
Voulons-nous dire pour cela que jamais, dans les temps de trouble et de persécution, l'Evèque ne puisse étendre sa sollicitude sur un troupeau abandonné sans défense à la fureur des loups
ravisseurs? Nullement. Nous savons que l'histoire rapporte, en le louant, l'exemple de S. Eusèbe évêque de Samosale, qui, pendant la persécution arienne,parcourait les Eglises pour les pourvoir
de prêtres et de pasleurs fidèles. Mais pour louer ce trait et d'autres du même genre, il n'est pas nécessaire de remonter à une prétendue concession qui n'exista jamais. Il suffit de dire qu'en
vertu de la charité qui unit tous Ies membres de l'Eglise, les Evèque? se doivent une mutuelle assistance, pour laquelle ils peuvent à bon droit présumer le consentement du Pontife romain, dans
les cas de nécessité imprévue. Supposons qu'une subite invasion de l'ennemi menace les jours d'un ou plusieurs Vicaires apostoliques de quelque vaste chrétienté de l'Orient. Il nous parait évidentque les Vicaires apostoliques dont les jours sont ainsi menacés, peuvent et doivent sacrer bien vite au moins un Evèque, afin de pourvoir efficacement à la conservation de cette chrétienté.
Mais de quel droit agiront-ils? Sera-ce en vertu de la juridiction universelle conférée pour les cas extrêmes? Non. Ils s'appuieront uniquement sur le consentement présumé du pontife romain, dont en hommes sages ils interprètent les intentions. St-Liguori explique la chose avec beaucoup de netteté:

« Quoique, dit-il, le gouvernement des Evéques leur soit particulier, par rapport à leurs troupeaux particuliers,cependant si un Evêque voyait surgir une hérésie dans une autre Eglise, il serait
tenu de réparer lui-même le mal, autant que cela serait en lui, par la raison que tous les Evêques sont obligés de veiller au bien de l'Eglise universelle. Si un homme possédait un nombreux troupeau, il en confierait la garde à un seul pasteur, mais il désignerait en même temps d'autres pasteurs inférieurs dont chacun garderait une portion du troupeau. Cependant si quelqu'un d'entre eux venait à remarquer que les loups guettent le troupeau particulier d'un de ses compagnons, il serait assurément tenu de prévenir le danger. De même les Evèques, qui tous sont pasteurs du même
bercail de Jésus-Christ, sont tenus, selon leur pouvoir, de proléger l'Eglise universelle et de réparer tout le dommage qui lui serait causé. C'est dans ce sens qu'ont écrit « S. Augustin et S. Cyprien » (1).


- III Arrow

Une autre prétention gallicane s'évanouit aussi en face de la doctrine ullramontaine sur la juridiction ; je veux parler des principes du Gallicanisme touchant le droit coulutumier.
Pendant que toutes les écoles catholiques s'accordaient à reconnaître que la coutume tire toujours sa force du consentement, au moins légal [consensus juridicus) , du Législateur ;
et que, partant, nulle coutume ne saurait prévaloir contre une loi générale de l'Eglise, malgré l'opposition expresse du Pape : les docteurs gallicans formulaient d'autres conclusions.
Ils enseignaient que les Evèques sont juges des raisons qui militent pour ou contre l'abolition des coutumes,et que la loi du Pape doit être examinée, discutée et jugée
par les Prélats, avant d'être mise à exécution. Ecoutons les auteurs du Mémoire sur le Droit coutumier :

« Selon le sentiment d'un grand nombre [lisez : de la presque totalité des théologiens), le Souverain Pontife est seul juge de l'utilité de la loi et de la réalité des difficultés qu'on y oppose ; par conséquent, si malgré les représentation?, il presse l'exécution de la loi, c'est le devoir des Eveques de se soumettre dans tous les cas et de renoncer même à leurs usages les plus anciens.
Les Gallicans nadmeilent pas sans réserve ces propositions ; et ils croient que sans sortir des homes du respect a et de bienssance, il est cependant une opposition légitime que les Evéques peuvent faire dans certains cas pour conserver la conssession des usages propres à leurs Eglises, a s ils sont conformes aux conditions prescrites par les saints Canons, du moins jusqu'à ce que les
raisons de nécessité soient reconnues »

Il va sans dire que l'opposition dont parle le Mémoire sort des bornes d'une simple et respectueuse remontrance ; elle appelle une sentence touchant la conduite même du Souverain Pontife. Le contexte le dit assez clairement.
Or, ici encore, il est manifeste qu'une pareille prétention s'appuie sur une juridiction dont le Pape n'est pas la source.
Comment supposer, en effet, qu'en créant un Evèque le Pape lui donne le pouvoir de résister jamais à ses commandements exprès? — Donc ici encore la doctrine ultramontaine vient arrêter les faussesthéories sur le droit coutumier, et fermer la porte à bien des révoltes.

IV. Arrow

Contre notre doctrine se brise aussi l'exagération de la puissance épiscopale au moyen de l'adage si connu et tant de fois répété par une certaine école;
Quidquid potesl Pon tifcx in universo orbe, potest Episcopus in sua diœcesi. A Dieu ne plaise que nous refusions jamais aux Evèques tous les éléments nécessaires d'une bonne administration.
Qui veul la fin veut les moyens, dit un autre adage.

Il faut donc admettre, qu'en créant un Evèque, le Pape lui confie ipso facto les pouvoirs requis par les exigences communes et journalières.
Par exemple on ne concevrait pas un Evèque destitué du pouvoir de faire des lois, de porter des censures et d'infliger des peines. Pourquoi ? Parce que, privé d'une pareille autorité, l'Evèque ne
pourrait pas efficacement régir et pailre son troupeau (1). Quant à d'autres pouvoirs d'un exercice moins fréquent, il n'est pas nécessaire que l'Evèque en soit investi d'une manière permanente.
Il lui suffit de savoir que le Pape ne se refusera jamais à les lui accorder, quand la nécessité le portera à en faire la demande. Posons donc comme un fait assuré que jamais l'Evèque ne sera
destitué de l'autorité nécessairement requise pour son administration. Dans ce sens, il est permis de dire que l'Evèque ayant en main les pouvoirs convenables pour gouverner son troupeau, il peut
dès lors dans son diocèse ce que peut le Pape dans toute l'Eglise. L'Evèque jouit d'une autorité semblable et analogue à celle du Pape, oui ; il possède une autorité identique, non.

Admettez en effet que la juridiction épiscopale dérive du Pape, n'esl-il pas évident que le Pape ne la communique et ne peut la communiquer que pour les seules affaires d'intérêt particulier,
in partem sollicitudinis, nullement pour les causes majeures et qui touchent aux intérêts généraux de l'Eglise? Qui donc a jamais imaginé que dans la communication de l'autorité épiscopale se
trouvait comprise la faculté de créer ou d'abolir des empêchements dirimants du mariage, de béatifier ou canoniser des saints, de dispenser des vœux solennels, etc. ? Bien plus, il est sûr que
dans le concept de la juridiction épiscopale ne se rencontre point le pouvoir intrinsèque de
dispenser des lois générales de l'Eglise.
Un pareil pouvoir inhérent à l'Episcopat serait la négation de la monarchie Pontificale. C'est la réflexion de Benoît XIV.

« Etiam seclusa superioris prohibilione, nequit inferior legeni ab eodem superiore lalani aut abrogare aut relaxare. Superior quippe statira ac aliquid persuam legein praescribit aut prohibet, illud subtrahit ab ordinaria potestale inferioris, cui propterea non licet falcem ineam immittere, nisi velit suam voluntatem anleponere voluntati superioris per legem manifesta tae... Prœterea,
si integrum esset Episcopo legcm relaxare a Concilie gencrali aut à Summo Pontifice latam, tota everleretur Ecclcsise disciplina, caput subjiceretur membris, acproinde jàm actuni esset de Ecclesiastica Hierarchia divinitus inslituta » (1).

Voilà donc une nouvelle porte fermée aux empiétements et à la révolte. lol!





SS GREGORIUS XVI  Mirari Vos LETTRE ENCYCLIQUE DE N. S. P. LE PAPE GRÉGOIRE XVI     Arrow


À tous les Patriarches, Primats, Archevêques et Évêques VÉNÉRABLES FRÈRES


Mais que les auteurs de semblables manœuvres sachent et retiennent qu’au seul Pontife Romain, d’après le témoignage de saint Léon « a été confié la dispensation des Canons », que lui seul, et non pas un simple particulier, a le pouvoir de prononcer « sur les règles sanctionnées par les Pères », et qu’ainsi, comme le dit saint Gélase, « c’est à lui de balancer entre eux les divers décrets des Canons, et de limiter les ordonnances de ses prédécesseurs, de manière à relâcher quelque chose de leur rigueur et à les modifier après mûr examen, selon que le demande la nécessité des temps, pour les nouveaux besoins des églises » (S. Gelasius PP. in Ep. ad Episcop. Lucaniæ).


Arrow

R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. V, col. 570. a écrit:
C’est un dogme de foi défini par le Concile de Trente ( sess.XXXIII,can .6),que l’ordre des évêques est institué de droit divin. 

Cool

THÉOLOGIE DOGMATIQUE OH EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE PAR S. ÈM LE CARDINAL GOUSSET 

TOME PREMIER - QUATORZIÈME: ÉDITION 1884  LIBRAIRIE VICTOR LECOFFRE 90, RUE BONAPARTE , 90


Page 610 :


De toutes les lois générales ecclésiastiques, il n'en est aucune qui, eu égard au temps où elle a paru et à la fin que se proposait l'Église, n'ait été vraiment utile à la religion ; aucune qui n'ait plus ou moins de rapport ou avec le dogme, ou avec la morale évangélique, ou avec la piété chrétienne. Aussi l'immortel Pie VI, réfutant les erreurs de la constitution civile du clergé, décrétée par l'assemblée nationale de France de l'an 1790 , enseigne, dans un bref aux évêques de cette assemblée, que la discipline tient souvent au dogme, et qu'elle ne contribue pas peu à en conserver la pureté : Prœmitiendum duciuius quantum sacra disciplina cohœreat dogmati, et ad ejus purilalis conservationem influât (2). 


Dom Guéranger, Institutions liturgiques (1841), Tome II, p. 52 a écrit:

Il est vrai que, depuis bien des siècles, de concert avec les Évêques eux-mêmes, Rome avait cru devoir assurer par des privilèges spéciaux les grands biens produits par les Réguliers ; mais cette discipline étant universelle et promulguée par les Canons des Conciles œcuméniques et par les Bulles des Papes, deux choses devaient nécessairement être considérées avant tout par ceux auxquels elle aurait déplu. La première, qu'une discipline revêtue d'une sanction aussi sacrée ne pouvait, en aucune façon, être contraire à la constitution essentielle de l'Église ; autrement, il faudrait dire que l'Église aurait erré sur la discipline générale, ce qui est hérétique.

( source : http://archive.org/stream/institutionslitu02gu#page/52/mode/2up )


Dernière édition par chouan le Sam 17 Juin - 17:24, édité 12 fois
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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Mar 27 Sep - 11:00

R.P. H. Montrouzier, s.j., Origine de la juridiction épiscopale, in Revue des sciences ecclésiastiques, 15, 1872, p. 178. 
"Chaque jour nous voyons dans l'Eglise de simples prêtres exercer la juridiction épiscopale ; et réciproquement, il y a des évêques très validement et légitimement consacrés qui sont destitués de toute juridiction. Le Vicaire capitulaire possède la pleine juridiction de l'évêque ; l'évêque titulaire ou in partibus ne jouit pas de plus de pouvoirs qu'un simple prêtre."

.   bom



R.P. Abbo, R.P. Hannan, The Sacred Canons, Vol. I, p.354 a écrit:


Chapitre I

Les évêques

Canons 329-349

[...]

(Can.) 329. § 1. Notion de l'office épiscopal. Les évêques sont les successeurs des apôtres et ils sont préposés par l'institution divine aux églises particulières qu'ils gouvernent avec un pouvoir ordinaire sous l'autorité du Pontife Romain. Cette brève mais complète définition statue la nature, l'origine divine, et le pouvoir des évêques, tout comme leur dépendance au Pontife Romain.Évidemment, de par ses termes, cette définition ne s'applique pas aux évêques titulaires, mais seulement aux évêques résidentiels. Per se, les évêques titulaires ne possèdent aucune juridiction. Leur élévation est exceptionnelle, et en guise de conséquence le Code traite de ceux-ci seulement incidemment.³

[...]

³ Tous les canons de ce chapitre ne concernent que les évêques résidentiels seulement, à moins (comme cela est le cas pour quelques-uns d'entre eux) que les évêques titulaires ne soient expressément mentionnés. Coronata, op. cit. I, no. 392, note 1





Basketball



Suivant le Concile de Trente ,Sess XIV, cap.II, de reform. ces Evêques in partibus /titulaire ne peuvent point conférer les Ordres, ni même la première tonsure,
à qui que ce soit, sans le consentement expresse ou Lettres dimissoires de l'Evêque résidentiel ; pas même dans les lieux exempts, ni dans ceux qui ne sont d'aucun Diocèse  !.      Sad


Dernière édition par chouan le Jeu 3 Nov - 4:03, édité 2 fois
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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Mer 28 Sep - 13:19

THEOLOGIE DOGMATIQUE ou EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE, PAR S. E. LE CARDINAL GOUSSET,  TOME PREMIER, CONTENANT L'EXPOSITION DES PREUVES DE LA RELIGION CATHOLIQUE. 1853 CHEZ JACQUES LECOFFRE ET C", LIBRAIRES, HUE DU VIEUX-COLOMBIEB , 29


Page 718 : 

Car il n'a été donné qu'au souverain pontife d'exercer cette juridiction sur tous les autres évêques en les appelant, en les choisissant, les déposant, les envoyant; en sorte que nul n'est choisi ni envoyé de Dieu que par ce même pontife, comme Polus le fait voir par d'incontestables exemples. Ainsi, toutes les fois qu'on entend dire que, dans des provinces éloignées, quelqu'un a été promu à l'épiscopat par le métropolitain, il faut toujours concevoir que cela s'est fait eu vertu d'une constitution des apôtres, ou d'un décret d'un légitime concile, ou d'un privilége des pontifes romains, en sorte que l'autorité expresse ou tacite du saint-Siège y a certainement " concouru, sans quoi le chef cesserait d'être chef ; et cela s'est « vu dans tous les évêques choisis par Jésus-Christ, les apotres exceptés. Quant aux paroles de saint Paul qu'on objecte, ego nec ab homine, nec per hominem, loin de nous être contraires, elles nous fournissent plutôt une nouvelle preuve de ce que nous disons; puisque l'apôtre, en se glorifiant comme d'un privilège particulier de n'avoir été appelé par aucun homme, insinue que les autres sont appelés par l'intermédiaire d'un homme, c'est-à- dire par le souverain pontife. Ainsi la juridiction vient de Dieu; mais elle s'exerce sur une matière sujette, assignée aux autres pasteurs par le pontife romain, et qu'il peut restreindre ou ôter(l). . Ainsi, soit que les évêques tiennent leurs pouvoirs immédiatement de Jésus-Christ, soit qu'ils les reçoivent immédiate ment du pape, ils ne les reçoivent que par le pape, per Petrum; car ils ne peuvent avoir l'institution canonique que par le pape, ou s'ils l'ont par un autre, ce n'est qu'en vertu des règlements canoniques approuvés et sanctionnés par le pape, le représentait de Jésus-Christ , le père et le docteur de tous , le pasteur de bas, le prince de tous , même des évêques.


Page 721 :

car si Jésus-Christ a voulu qu'il y eût quelque chose de commun à Pierre et aux autres pasteurs , tout ce qu'il n'a pas refusé à ceux-ci , il le leur a donné uniquement par Pierre. Il est donc prouvé que la juridiction des évêques vient du pape , soit que le pape la leur confère lui-même comme vicaire de Jésus-Christ, soit que Jésus-Christ la leur confère immédiatement par le pape, per Petrum. Il faut reconnaître par consèquent que l'institution canonique des évêques appartient originairement au pape, et qu'un évêque ne peut être canoniquement et légitimement institué que par le pape, ou par ceux qui en ont reçu le pouvoir du pape. « C'est un dogme catholique, dit M. de « Marbeuf, archevêque de Lyon, que, pour être pasteur légitime, « il faut avoir une mission canonique , et que c'est le souverain  pontife seul à qui, comme ayant la primauté de juridiction de  droit divin , il appartient de donner l'institution canonique aux « archevêques et évêques ; d'où il suit que tout prélat qui prendrait « sa mission d'ailleurs ne pourrait qu'être intrus !..



Lettre encyclique Satis Cognitum du 29 juin 1896 - Léon XIII Arrow
C'est pourquoi il faut faire ici une remarque importante. Rien n'a été conféré aux Apôtres indépendamment de Pierre ; plusieurs choses ont été conférées à Pierre isolément et indépendamment des Apôtres. Saint Jean Chrysostome, expliquant les paroles de Jésus-Christ (Jean, XXI, 15), se demande pourquoi, laissant de côté les autres, le Christ s'adresse à Pierre», et il répond formellement : «C'est qu'il était le principal entre les Apôtres, comme la bouche des autres disciples et le chef du corps apostolique» (Hom. LXXXVIII, in Joan., n. 1). Lui seul, en effet, a été désigné par le Christ comme fondement de l'Eglise. C'est à lui qu'a été donné tout pouvoir de lier et de délier ; à lui seul également a été confié le pouvoir de paître le troupeau. Au contraire, tout ce que les Apôtres ont reçu, en fait de fonctions et d'autorité, ils l'ont reçu conjointement avec Pierre. «Si la divine bonté a voulu que les autres princes de l'Eglise eussent quelque chose de commun avec Pierre,ce qu'elle n'avait pas refusé aux autres, elle ne leur a jamais donné que par lui (S. Leo M., sermo IV, cap. 2). Il a reçu seul beaucoup de choses, mais rien n'a été accordé à qui que ce soit sans sa participation» (Ibid).


Dernière édition par chouan le Ven 30 Sep - 1:49, édité 1 fois
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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Mer 28 Sep - 17:41

LE SACRE ÉPISCOPAL PENDANT LA VACANCE DU SIÈGE PONTIFICAL EST-IL PERMIS ? 
par BRUNO SAGLIO ANCIEN SÉMINARISTE DIRECTEUR DES ÉDITIONS SAINT-REMI ET DE LA REVUE LA VOIX DES FRANCS CATHOLIQUES    page 17 & 18 écrit :

Premièrement, pour ce qui regarde l’établissement même des églises, les apôtres au commencement, et, après eux, leurs premiers disciples, ont agi dans la vertu de cette mission générale     No
« Allez, enseignez toutes les nations » ; cela est manifeste, puisque l’Évangile ne leur en donne point d’autre. Or cette mission regarde constamment l’épiscopat. C’est en effet proprement au collège épiscopal qu’elle a été donnée, puisque l’efficacité en devait durer jusqu’à la fin du monde, conformément à ce qui suit dans le texte sacré : « Et voici que je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles. » C’est la doctrine de saint Augustin, et elle n’a jamais été contredite. Mais cette mission fut donnée avant toute délimitation de territoire et avant qu’aucun évêque eût un pouvoir particulier sur un peuple déterminé. Elle a précédé la fondation des églises qui devaient être attribuées dans la suite à chacun des membres du collège ; et ainsi les évêques ont reçu dans la personne des apôtres une mission véritablement et primitivement générale d’annoncer l’Évangile aux nations infidèles. Or ces paroles renfermaient le précepte en même temps qu’elles conféraient la puissance ; et, comme c’est en vertu de cette première mission que les apôtres allèrent semer l’Évangile dans le monde et fonder les premières églises, il parait bien qu’en cela ils agirent véritablement en évêques, et en vertu des puissances conférées à l’épiscopat et qu’on ne peut par conséquent restreindre à leurs seules personnes, puissances renfermées dans cette mission même et exprimées par elle. Mais, s’ils ne sortaient point du rang et des limites de l’épiscopat par la mission apostolique, loin d’exercer une sorte de pouvoir souverain, de ne relever d’aucun supérieur ici-bas et de n’avoir à rendre compte qu’à Dieu même de leurs travaux, ils étaient, par là même et comme évêques, constitués pleinement et parfaitement dans toute la dépendance de saint Pierre, vicaire de Jésus-Christ, dépendance qui est l’essence même de l’épiscopat



Réponse :  Basketball  Nous disons donc, d'après l'Écriture et la tradition, que l'Église de Dieu possède, comme une propriété qui lui est essentielle, le ministère que Jésus-Christ a conféré à ses apôtres, que les apôtres ont fait passer aux évéques qu'ils ont établis, avec ordre de le transmettre à leurs successeurs, et de le perpétuer, par une succession non interrompue, jusqu'à la fin des temps : Allez, enseignes toutes les nations. Voilà que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles. Mais pour continuer la chaîne qui remonte jusqu'aux apôtres, il ne suffit pas d'avoir le pouvoir d'ordre, il faut de plus le pouvoir de juridiction; il faut avoir été institué évêque d'un siège selon les règles canoniques. Comme l'Église est dépositaire du ministère apostolique, c'est à elle, c'est aux évéques, et principalement au pape qui en est le chef, qu'il appartient de régler le mode dont il doit être transmis. Que l'on parcoure l'histoire ecclésiastique ; qu'on remonte au berceau du christianisme, on verra constamment les évêques et les prêtres puiser à la même source la mission et juridiction nécessaire au ministère apostolique. Ce ministère n'a jamais été exercé que sur des titres émanés de la même origine, et conférés conformément aux règles de l'Église. Ces titres n'ont pas toujours été les mêmes ; il y en a de perpétuels et de transitoires, d'ordinaires et de délégués, de plus ou de moins étendus. La manière d'être pourvu de ces titres a aussi varié suivant le temps et les lieux. On a vu tantôt des élections sous différentes formes, tantôt des présentations qui remplaçaient les élections. Mais ce qui n'a jamais varié et ce qui ne variera jamais, ce qui a toujours été reçu comme dogme catholique, c'est que l'Église seule, en vertu du droit inhérent à sa constitution, détermine le mode de transmission relativement au pouvoir de juridiction. On n'a jamais regardé comme ayant un titre légitime quiconque n'en avait pas un qui fût conforme aux règlements alors en vigueur dans l'Église. Il a toujours été reconnu dans l'Église, que « tous ceux qui osent s'ingérer dans l'exercice du saint ministère, de leur propre autorité , ou qui n'y ont été appelés que par le peuple ou par la puissance séculière et par les magistrats, ne sont pas des ministres de l'Église, mais des voleurs et des larrons, qui ne sont pas entrès par la porte . Anathème à celui qui dira que ceux qui n'ont été légitimement ordonnés ni envoyés par la puissance ecclésiastique et canonique, mais qui viennent d'ailleurs, sont de légitimes ministres de la parole et des sacrements !..



DICTIONNAIRE DE THÉOLOGIE, PAR L'ABBÉ BERGIER. ENRICHIE DE NOTES EXTRAITES DES PLUS CÉLÈBRES APOLOGISTES DE LA RELIGION . PAR MGR. GOUSSET, Archevêque de Reims : AUGMENTÉE D'ARTICLES NOUVEAUX, PAR M. DONEY, ÊVÊQUE. DE MONTAUBAN; ET PRÉCÉDÉE DU PLAN DE THÉOLOGIE, TOME PREMIER. 1870
Si , dans le cours des siècles , il s'est rencontré quelque homme assez téméraire pour entreprendre de faire une ordination d'évêques , sans avoir reçu lui-même des successeurs des apôtres le caractère épiscopal , cette ordination a été non-seulement illégitime, mais encore invalide. Un tel épiscopat, n'étant pas le même qu'avaient les apôtres, n'est pas apostolique ; il est nul.


Dom A. Gréa - Sa divine constitution Page 108 écrit : l'ordre illégitime , confère sa puissance nue , l'ordre légitime confère toujours la communion parce qu'elle place celui qui la reçoit dans la hiérarchie de l'église Universelle .


Arrow

R.P. H. Montrouzier, s.j., Origine de la juridiction épiscopale, in Revue des sciences ecclésiastiques, , 1872, p. 171 & 172..

quand Jésus-Christ a fait la même promesse aux Apôtres,il ne leur donne pas les clefs ou l'autorité ordinaire, mais
seulement la délégation ou l'usage qu'ils en feront, en exercie et maniement des clefs. Cette différence est
tirée des termes propres de l'Ecriture : sohere et ligare ne signifient que l'action et l'exercice ; hahere daves si gnific le pouvoir et l'habitude. Voilà combien diffère la promesse que Notre-Seigneur fit à S. Pierre, de celle qu'il fit aux autres Apôtres. Les Apôtres ont tous eu le même pouvoir avec S. Pierre, mais non pas en même degré,d'autant qu'ils ont été comme délégués et commis, -et , 
S. Pierre comme chef ordinaire et officier permanent.  D'où il est naturel de conclure que S. Pierre ayant reçu seul, exclusivement à tous autres, là propriété des clefs, Tihi dabo daves; il n'appartient qu'à lui d'en communiquer l'exercice et l'usage ; et que sans une intervention positive et particulière de notre-Seigneur, les Apôtres eux-mêmes eussent dû recevoir de Pierre les fonctions nécessaires,au pouvoirs de l'apostolat. Le cardinal de Lorraine fit au Concile de Trente une observation analogue. Sur les paroles de S. Paul, Ego nec ah homine, nec per hominem, que plusieurs alléguaient pour nier l'absolue nécessité d'attendre du Pape l'institution canonique, le Cardinal dit : « Loin de nous être contraires, elles nous fournissent plutôt une nouvelle preuve en faveur de notre sentiment ; puisque l'apôtre, en se glorifiant comme d'un privilège particulier de n'avoir été appelé par aucun homme, insinue que les autres sont appelés par l'intermédiaire d'un homme, c'est- à-dire par le Souverain Pontife .
Nous dirons plus tard que cette collation immédiate du pouvoir des clefs, aussi bien que la vocation immédiate à l'apostolat, par l'action directe du Sauveur, fut un privilège personnel des Apôtres qui s'éteignit avec eux.

En attendant, nous sommes autorisés à répéter les lumineuses paroles de Monseigneur Darboy, archevêque de Paris :
Parce qu'il y a dans l'Eglise un centre d'unité qui appelle et qui tient attachés à lui tous les éléments de ce grand corps, il y a de même un point où se trouvent la source féconde et la plénitude de la juridiction : autrement les pouvoirs émaneraient de plusieurs sources, et l'unité serait rompue par un schisme permanent Cette pleine juridiction est originairement en Jésus-Christ, qui l'a communiquée à S. Pierre, pour qu'il la fit passer à ses successeurs. Ainsi le Siège de Rome en a été fait dépositaire ; on ne commande légitimement dans l'Eglise, que si on a reçu de là une mission plus ou moins direct 
et  tout ce qui,en dernière analyse, ne dérive point de là, est sans autorité . »


Basketball

ORIGINE DE LA JURIDICTION DES ÉVÊQUE DANS LEURS PROPRES DIOCÈSES; PAR L E, CHANOINE MUZZARELLI,THÉOLOGIEN DE LA SAINTE PÉNITENCERIE. 1826 . Page 40 :
Mais les Apôtres, par quelle autorité agissaient-ils ainsi ? Par l'autorité universelle, privilégiée et extraordinaire qu'ils avaient reçue immédiatement de Jésus-Christ. Donc cette autorité universelle, privilégiée, extraordinaire des Apôtres
était telle, que par elle ils pouvaient ériger des Evêchés sans dépendre des autres Apôtres et encore moins de la puissance séculière. Donc saint Pierre pouvait faire et faisait la même chose, et beaucoup plus à raison de sa
primauté. Mais cette autorité universelle des Apôtres finit avec eux, par cela même qu'elle était privilégiée et extraordinaire, et elle resta dans les seuls Successeurs de saint Pierre, dans lequel cette autorité était ordinaire et d'office.

Donc les Successeurs de saint Pierre pourront exercer cette autorité universelle que les Apôtres exerçaient. Les Apôtres érigeaient des Evêchés et constituaient les Evêques indépendamment de la puissance ecclésiastique et séculière. Donc le Pontife romain, Successeur de saint Pierre , dans sa Primauté, et dans sa plénitude et universalité du pouvoir, pourra faire la même chose. Voilà une conséquence légitime tirée des principes mêmes de M. Corgne. Je ne dirai pas qu'il se blesse de ses propres armes, parce que je n'ai pas le droit de l'accuser de refuser au Souverain Pontife l'autorité plénière, universelle et indépendante d'ériger des Evêchés, de constituer des Evêques; mais elle pourra cependant arrêter celui qui voudrait de ses principes tirer quelque conséquence préjudiciable aux droits de la Primauté du Pape.


Page 36 &c ..


Mais si les Apôtres établirent des Evêques avec leur autorité et en différents endroits , il ne faut pas s'en étonner. Ils avaient reçu une autorité extraordinaire et privilégiée de Jésus-Christ, afin de pourvoir aux besoins extraordinaires de l'Eglise naissante, et un catholique ne pourra jamais affirmer ni supposer que cette autorité extraordinaire des Apôtres soit passée dans les Evêques : elle finit avec les Apôtres, et se concentra, pour ainsi dire, en totalité dans Pierre, dans lequel ce pouvoir , qui fut extraordinaire et presque délégué dans les Apôtres, était ordinaire et d'office, afin qu'il le transmît avec la Primauté pontificale à ses Successeurs. (Azor, instit. moral.part. 2, lib. 3, cap. 3o.) Donc ce que tous les Apôtres firent dans les premiers temps, a été réservé après la mort des Apôtres aux seuls Successeurs de saint Pierre; par conséquent, si dans ces premiers temps de l'Eglise naissante Pierre n'a pas agi tout seul immédiatement dans quelques articles de discipline , il ne s'ensuit pas directement qu'il n'appartienne pas aux seuls Successeurs de saint Pierre une puissance plenière, universelle et exclusive. Cependant il ne faut pas supposer non plus, que, dans ces premiers temps, les Apôtres se soient servi de leur autorité extraordinaire sans aucune subordination ni dépendance de leur Prince, de leur Chef et du Vicaire de Jésus-Christ.(Suarez, de fide, disp. 2o, sect. 1 , num. 2, 3, 4, 12.) Car, comme nous l'avons dit, la puissance de Pierre fut en lui, comme dans le Pasteur ordinaire de toute l'Eglise , qui devait avoir une succession : au lieu que dans les autres Apôtres cette puissance fut en eux comme déléguée et par privilège. De plus la juridiction de Pierre s'étendait directement sur les personnes des Apôtres mêmes, auxquels il pouvait commander, et qu'il pouvait envoyer en différents en droits suivant les besoins de l'Eglise. Enfin les Apôtres avaient le pouvoir de prêcher par tout, d'absoudre, d'établir et d'ordonner les Evêques, et de faire autres choses semblables ; mais ils ne pouvaient pas, chacun en particulier,
prescrire un ordre universel, ou faire des lois universelles dans l'Eglise ; sans cela quelle confusion n'aurait pas produit cette autorité illimitée? Au contraire il était convenable que, dès ce temps, 
la plénitude et l'universalité du pouvoir se trouvât dans la personne de Pierre , comme dans le Chef de l'Eglise et dans le Vicaire de Jésus Christ, et que la forme de cette juridiction, qui devait passer dans ses Successeurs avec sa dignité, fut établie dans la personne du même Pierre. (Suarez, ibid. num. 25.)



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Lettre Encyclique SATIS COGNITUM,
(29 juin 1896)
sur l'unité de l'Eglise
A nos vénérables frères les Patriarches, Primats, Archevêques, Evêques et autres ordinaires en grâce et communion avec le siège apostolique
 
LÉON XIII, PAPE
 
VÉNÉRABLES FRÈRES, SALUT ET BÉNÉDICTION APOSTOLIQUE.
 


Ce n'est, en effet, qu'aux apôtres et à leurs légitimes successeurs que s'adressent ces paroles de Jésus-Christ : « Allez dans le monde tout entier, prêchez-y l'Evangile… baptisez les hommes… faites cela en mémoire de Moi… Les péchés seront remis à ceux à qui vous les aurez remis ». De la même façon, ce n'est qu'aux apôtres et à leurs légitimes successeurs qu'Il a ordonné de paître le troupeau, c'est-à-dire de gouverner avec autorité tout le peuple chrétien, lequel est en conséquence obligé, par le fait même, à leur être soumis et obéissant. Tout l'ensemble de ces fonctions du ministère apostolique est compris dans ces paroles de saint Paul : « Que les hommes nous regardent comme ministres du Christ et dispensateurs des mystères de Dieu » (I Corinth., IV, 1).


Si la puissance de Pierre et de ses successeurs est pleine et souveraine, il ne faudrait cependant pas croire qu'il n'y  en a point d'autre dans l'Eglise. Celui qui a établi Pierre comme fondement de l'Eglise a aussi « choisi douze de Ses disciples, auxquels Il a donné le nom d'Apôtres » (Luc IV, 13). De même que l'autorité de Pierre est nécessairement permanente et perpétuelle dans le Pontife romain, ainsi les évêques, en leur qualité de successeurs des Apôtres, sont les héritiers du pouvoir ordinaire des Apôtres, de telle sorte que l'ordre épiscopal fait nécessairement partie de la constitution intime de l’Eglise. Et quoique l'autorité des évêques ne soit ni pleine, ni universelle, ni souveraine, on ne doit pas cependant les regarder comme de simples vicaires des Pontifes romains, car ils possèdent une autorité qui leur est propre, et ils portent en toute vérité le nom de prélats ordinaires des peuples qu'ils gouvernent.

Mais comme le successeur de Pierre est unique, tandis que ceux des Apôtres sont très nombreux, il convient d'étudier quels liens, d'après la constitution divine, unissent ces derniers au Pontife romain. Et d'abord, l'union des évêques avec le successeur de Pierre est d'une nécessité évidente et qui ne peut faire le moindre doute ; car, si ce lien se dénoue, le peuple chrétien lui-même n'est plus qu'une multitude qui se dissout et se désagrège, et ne peut plus, en aucune façon, former un seul corps et un seul troupeau. « Le salut de l'Eglise dépend de la dignité du souverain prêtre : si on n'attribue point à celui-ci une puissance à part et élevée au-dessus de tout autre, il y aura dans l'Eglise autant de schismes que de prêtres » (S. Hieronymus, Dialog. Contra Luciferianos, n. 9).



Sans examiner donc ici quelle est la mesure du pouvoir que les évêques légitimes ont exercé dans les premiers siècles & dans certains pays . La discipline qui règle ce pouvoir , ayant varié , ce n'est plus la discipline ancienne, mais la discipline actuelle qui en détermine la mesure. Cette discipline appartenant au gouvernement général de l'église universelle , il ne peut être en la puissance d'aucun évêque ni d'aucune église nationale de la changer ;


Si ont entreprennent de s'affranchir de la discipline actuelle, pour faire revivre les lois  & les usages de l'ancienne discipline primitives . Où faudra-t-il donc prendre ces lois ? à quelle époque faudra-il remonter? car la discipline n'a pas toujours été uniforme dans les premiers siècles, ni toujours constante dans les mêmes pays. Faudra-t-il renouveler la défense que le premier concile de Jérusalem, de se nourrir de viandes suffoquées ? car il n'est aucun concile qui soit plus respectable par son antiquité & par le caractère des membres qui le composaient ? Faudra-t-il instituer comme autrefois les agapes & les diaconesses, rétablir la communion sous les deux espèces, le baptême par immersion, & permettre comme en certains pays . l'usage du mariage aux prêtres ? Faudra-t-il comme autrefois confier l 'administration des biens ecclésiastiques aux diacres , substituer les anciennes cérémonies du culte public à celles qui sont actuellement en usage ? Faudra-t-il supprimer les chapitres , les ordres religieux, les universités, les séminaires , les nouvelles fêtes , parce qu'ils sont d'une institution trop récente ? Faudra-t-il , pour faire revivre l'élection des évêques, qui dans un temps était déférée au peuple, dans d'autres à tout le clergé, abroger le droit de nomination des princes ou des chapitres aux évêchés?




Voilà un excellent résumé que je reprend d'un post sur un autre Forum  !!!!  Basketball



Il n’y a donc pas d’analogie possible avec les " clercs illicites & sacrilèges " sédévacantistes & Co de la lignée de Mgr Thuc ou Mgr Lefebvre &c....
qui n’ont jamais été appelés par l’Eglise !
A qui l’Eglise n’a jamais donné de juridiction ( mission quelconque  )  !..
Et même si ces  "clercs illicites & sacrilèges " sont de grands saints comme beaucoup le soutiennent, l’Eglise ne le leur a jamais rien demandé, et surtout pas d’agir en son nom pour la sauver !..
     


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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Jeu 29 Sep - 10:54

EXPLICATION HISTORIQUE, DOGMATIQUE ET MORALE DE TOUTE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE ET CATHOLIQUE
CONTENUE DANS LE CATÉCHISME DE L'ANCIEN DIOCÈSE DE GENÈVE  PAR M. L’ABBÉ DU CLOT  Archiprêtre & curé du Diocèse de Genève 1843 . TOME QUATRIÈME - Page 43 ,44,45,46 

Ces deux pouvoirs sont bien distingués : le premier, le pouvoir de caractère, ne peut point se déléguer, et ne peut être exercé que par celui-là même qui en est revêtu. Le second, le pouvoir d’autorité, de juridiction, peut se déléguer, parce que tout acte d’autorité peut s’exercer par soi ou par un autre. Par le premier de ces pouvoirs on est ce qu’est un juge muni des titres et des grades avec lesquels il peut être appelé à tous les tribunaux , mais en vertu desquels le souverain ne lui a point encore assigné de tribunal où ses arrêts deviennent compétents. Par ce pouvoir encore on est dans l’Eglise ce que sont dans l’état le ministre qui a reçu son diplôme, mais qui n’a point de département; le général qui est parvenu au premier rang , mais qui ne sait encore à la tête de quelle armée il sera mis; le docteur qui a acquis tous ses grades , mais qui n’a point encore de chaire pour exposer sa doctrine. Par le second de ces pouvoirs on acquiert tout ce qu’acquièrent ce juge, ce général, ce ministre, ce docteur, avec le tribunal, l’année, le département, la chaire que l’autorité publique leur confie. De ces notions de la juridiction et de l’ordination on voit claire ment des pouvoirs distincts et séparés; mais dans l’horrible système de leur union indivisible, quelle confusion n’en résulterait pas! quel chaos dans l’Eglise ! 
que deviendrait son gouvernement si l’ordination par elle-même donnait la juridiction sur les fidèles? On serait donc en qualité de prêtre, en tout lieu et pour tous, un maître dans la loi , un juge dans tous les tribunaux , un pasteur dans toutes les Églises; en qualité de prêtre on serait donc pasteur de tous , pasteur universel; tous les prêtres auraient les mêmes droits, et conséquemment les mêmes devoirs à remplir. Il serait donc pour chacun des fidèles, dans l’Église de Jésus-Christ, autant de pasteurs que de prêtres; un droit divin rendrait communs tous les autels, tous les troupeaux, tous les pasteurs; nul pasteur ne pourrait plus dire , mes ouailles , par cela seul que tout prêtre pourrait le dire ; il ne serait plus de pasteur, par cela seul que tous le seraient, et les fidèles ne sauraient plus ni lesquels suivre, ni lesquels écouter.

Non, non, M. F. Jésus-Christ n’a point établi dans son Eglise un gouvernement si absurde : ce Dieu Sauveur eut soin, en ordonnant ses apôtres, de séparer leur ordination de la mission, et par conséquent de la juridiction qu’ils devaient recevoir. 11 les consacra prêtres la veille de sa passion. Il leur donna, huit jours après sa résurrection, le pouvoir de lier et de délier; mais ce ne fut qu’au moment même de son ascension , qu’il leur désigna leur mission , et leur donna la juridiction en leur disant : Allez et baptisez, enseignez toutes les nations. Et cette mission même ne fut pas encore le dernier terme qui devait rendre valide l’exercice du pouvoir qu’ils avaient reçu; elle fut plutôt l’ensemble des missions que les apôtres et leurs successeurs devaient remplir , que la mission particulière donnée à chaque apôtre. Elle devait être remplie par tous; mais nul n’était chargé de la remplir toute entière, ni de porter seul l’Evangile partout. Nul ne vit donc alors , ni ne put voir la mission personnelle dont il serait chargé : que dis-je ? le temps de la remplir n’était pas encore arrivé; l’Esprit-Saint n’était pas encore descendu , et c’est lui qui devait désigner à chaque apôtre sa mission particulière. (Jean. 14. v. 26.) C’est cet Esprit qui envoya Philippe évangéliser d’abord sur la route de Gaza ( Act. 8. ) et ensuite aux différentes villes depuis Azot jusqu’à Césarée. C’est cet Esprit qui avertit Pierre (Act. 1 1 . ) de porter l’Evangile aux nations. C’est cet Esprit qui marqua la mission spéciale de Paul et Barnabé à Séleucie , à Sala mine et à Paphos ( Act. 13. ) qui défendit à Paul et à Timothée de suivre la mission qu’ils se donnaient eux-mêmes pour l’Asie, qui lia encore Paul, pour l’envoyer malgré lui-même à Jérusalem (Act. 20.) ; enfin , cet Esprit qui borna la mission de saint Jacques le Mineur au gouvernement de l’Église de Jérusalem. Cette mission si bien distinguée , dans les apôtres mêmes , de leur ordination, fut également distinguée par eux dans ceux qu’ils ordonnèrent. Quand ils nommaient un pasteur pour une église , ils ne lui disaient pas : Allez et enseignez les nations, mais enseigne: le peuple confié et vos soins; ainsi Tite fut établi par saint Paul à Crête , Timothée à Ephèse; ainsi dans la suite des temps , et dès les premiers jours du christianisme, la juridiction fut toujours distinguée du simple caractère épiscopal ou sacerdotal.


Ne soyons pas étonnés après cela qu’un concile œcuménique , le quatrième de Latran , ait décidé positivement que nul prêtre , si ce n’est le propre pasteur, ne peut ni absoudre ni délier; que le Concile de Trente ait déclaré formellement ( Sess. 14. cap. 7. ) qu’il n’est rien de plus vrai que l‘absolution est nulle , lorsqu’elle est donnée par le prêtre à celui sur lequel il n’a point une juridiction ordinaire ou déléguée; qu’il est de foi, par conséquent, que la puissance d’ordre ne suffit pas pour pouvoir remettre les péchés , mais qu’il faut de plus une juridiction , une autorité , une désignation particulière , qui marque au prêtre l’autel qu’il doit servir , les Âmes qui lui sont confiées, et sur lesquelles il est établi supérieur , juge , pasteur.


Il résulte de tout ce que nous venons de dire , que l’opinion de ceux qui ont prétendu que la juridiction était inhérente à l’ordination, est fausse et véritablement hérétique Jugez de là, M. F. quelle est, d’un côté, l’énormité du crime de ceux qui se font de l’ordination même qui les consacre à l’Eglise , un titre d’indépendance de l’Eglise, d’usurpation sur l’Eglise, de rebellion contre l’Eglise; qui s’arrogent auprès des peuples le titre de pasteurs , tandis que l’Eglise ne voit dans eux que des loups ravissants; qui osent se dire envoyés de Jésus-Christ pour bénir les peuples et les absoudre , tandis que leurs bénédictions se tournent en malédictions , et que leurs absolutions ne sont que sacrilège et damnation. Ecoutons lit-dessus saint Ignace martyr :

« Celui-là, dit cet illustre disciple de l’apôtre Saint Jean (Ep. ad Smyr. N°5 8 et 9, « ad Phil. n” 7. ) ne fait que servir le démon , qui prétend servir l’Eglise à l’insu de l’Église. » Voilà donc à quoi aboutit le caractère d’un intrus :’ à servir le démon par un abus affreux du sacerdoce , lorsqu’il a la témérité d’en remplir les fonctions sans la mission, sans l’approbation de l’Église. Les canons des apôtres ont tenu le même langage. Selon eux ( Can. apost. 40. ) toute fonction d’un prêtre , malgré son caractère , est un attentat si elle n’est autorisée par son évêque; par la grande raison que les âmes ont été confiées à l’évêque , et que c’est lui qui doit rendre compte de celles même qu’il a confiées aux autres pasteurs. Enfin , dit le Concile de Trente , pour venir à des temps plus modernes( Sess. ‘23. cap. 4.) tous ceux que l’Eglise n’a point envoyés , qui n’ont été appelés, institués que par le peuple , par les magistrats , par la puissance ,séculière, ne doivent point être regardés comme ministres de l’Eglise , mais comme des voleurs et des larrons qui ne sont point entrés par la porte.


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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Sam 1 Oct - 18:52


THÉOLOGIE DOGMATIQUE. TOME I. - THEOLOGIE DOGMATIQUE ou EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE, PAR S. E. LE CARDINAL GOUSSET, 1853
Page 719 :
Saint Cyprien avait dit, avant saint Grégoire et saint Optat, que Notre-Seigneur, voulant constituer son Église, a donné à Pierre les clefs du royaume des cieux , et que c'est de là que découle l'ordination des évêques et la forme de l'Église, unde episcoporum ordinatio et Ecclesiœ ratio decurrit 
Le pape Innocent Ier dit que l'épiscopat avec toute son autorité découle de l'apôtre saint Pierre : a quo ipse episcopatus et tota auctoritas nominis hujus emersit (4); que, quand il s'agit de matières qui intéressent la foi , les évêques ne doivent en référer qu'à Pierre , l'auteur de leur nom et de leur dignité : ad Petrum sui nominis et honoris auctorem (6) ; que c'est par Pierre que l'apostolat et l'épiscopat ont pris leur commencement en Jésus-Christ : per Petrum et apostolatus et episcopatus in Christo cœpit exordium (6)

Saint Césaire d'Arles écrivait au pape Symmaque que l'épiscopat prend son origine dans la personne de l'apôtre saint Pierre : a persona beali Petri aposloli episcopatus sumit initium (9).


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DU PAPE ET DU CONCILE OU DOCTRINE COMPLETE DE S. ALPHONSE DE LIGUORI Par le P. Jules JACQUES, de la Congrégation du Très-Saint Rédempteur. 1869

BREF DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE IX. ADRESSÉ AU R P. JULES JACQUES, & l’occasion de l’ouvrage intitulé :
« Du Pape et du Concile. »Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 5 Janvier 1870, la 24e année de Notre Pontificat. PIE IX, Pape.

APPROBATION DE MONSEIGNEUR DECHAMPS. ARCHEVÊQUE DE MALINES. 
GASPAR-JOSEPH, EVÈQUE DE TOURNAI , Mgr JEAN-BÀPTISTE-JOSEPH. Mgr HENRI, EVEQÜE DE POITIERS , 
VICTOR-AUGUSTE ARCHEVEQUE , APPROBATION DU Rme PÈRE SUPÉRIEUR GÉNÉRAL DE LA CONGRÉGATION DU TRÈS-SAINT RÉDEMPTEUR.Rome, le 2 août 1869, Fête de S. Alphonse. NICOLAS MAURON,


Page 11 &c..

Car tous les Apôtres furent envoyés par Jésus-Christ pour propager la foi, avec le pouvoir de créer des prêtres et des évêques, et même, dans ces premiers temps où la Loi nouvelle avait besoin de s’affermir, de fonder des Eglises. Toutefois, ce pouvoir qui fut accordé aux Apôtres, fut toujours un pouvoir subordonné à celui de Saint Pierre, comme le dit Noël Alexandre dans une Dissertation où il défend la primauté de Pierre; s’il en était autrement, il n’aurait pu la défendre. Ce fut en outre un pouvoir extraordinaire, qui s’éteignit avec eux, tandis que le pouvoir conféré à Saint Pierre fut absolu et en quelque sorte ordinaire, comme le dit Pierre de Marca, et devait même passer à ses successeurs. Ainsi, dit Saint Jérôme, quoique dans ces premiers temps, où la foi avait besoin de se propager , tous les Apôtres eussent le même pouvoir, néanmoins c’est à Pierre seul que fut conféré le pouvoir suprême, afin qu’il eût la préséance sur tous les autres en qualité de chef. Voici les paroles du Saint Docteur : C’est proprement sur Pierre que l’Eglise est bâtie; et quoique dans un autre endroit des Ecritures, on en dise autant de tous les Apôtres, que tous aient reçu les Clefs du royaume des cieux, et que la force de l’Eglise repose également sur eux tous, un seul pourtant est choisi entre douze, afin que, le chef une fois établi, toute occasion de schisme fût enlevée : Super Petrum fundatur Ecclesia; licet idipsum in alio loco super omnes Apostolos fiat, et cuncti Claves regni caelorum accipiant, et ex aequo super eos Ecclesiae fortitudo solidetur, tamen propterea inter duodecim unus eligitur, ut, capite constituto, schismatis tollatur occasio. Saint Cyprien parle dans le même sens : Les Apôtres, dit-il, avaient reçu chacun une part égale d'honneur et de pouvoir; mais le commencement dérive de l'unité. La primauté est conférée à Pierre, pour montrer que l’Eglise du Christ est une :


Louis Dupin se trompe lorsqu’il prétend que le pouvoir suprême réside dans l’Eglise, et qu’il est communiqué par elle au Pape et aux évêques. Il se trompe, dis-je; car, par cette doctrine, il détruit complètement la primauté de Pierre. Saint Augustin, il est vrai, dit que Jésus-Christ a donné les Clefs à l’Eglise représentée par Pierre ; mais dans ce passage, le Saint Docteur ne considère pas Pierre comme ministre de l’Eglise, mais comme souverain et chef de cette même Eglise, qu’il représente de la même manière qu’un roi représente tous ses vassaux et qu’un père de famille représente tous ses enfants. C’est pourquoi Saint Augustin écrit également que Pierre représente l’Eglise en tant qu’il y possède la primauté : On énonce, dit le Saint Docteur, certaines propositions qui paraissent regarder proprement l’Apôtre Saint Pierre, et qui cependant n’ont un sens véritablement clair, que pour autant qu’on les applique à l’Eglise, que cet Apôtre représentait d’une manière figurée, à cause du suprême pouvoir dont ii était investi parmi les autres disciples ; ainsi en est-il, par exemple, de ces paroles : ** Je vous donnerai les Clefs du royaume des cieux.


ARTICLE I. NOTIONS PRÉLIMINAIRES . 

Pour qu’il y eût dans le gouvernement de l'Eglise un ordre parfait, il ne suffisait pas qu’un certain nombre de ministres sacrés fussent destinés à lui prêter leur concours et qu’ils fussent rangés dans les différents degrés de la hiérarchie ecclésiastique, d’après les différents ministères qu’on y exerce ; mais il fallait encore qu’ils fussent subordonnés les uns aux autres, afin que toutes les parties de l’Eglise pussent se réduire à une unité parfaite. C’est pourquoi on distingue dans l’Eglise le pouvoir d'Ordre du pouvoir de Juridiction, comme on distingue entre le droit de commander et l’obligation d’obéir. Aussi, a-t-on toujours regardé comme nécessaire dans l’Eglise, la mission des ministres conférée par leurs supérieurs. 


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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Lun 3 Oct - 14:13

DU PAPE ET DU CONCILE OU DOCTRINE COMPLETE DE S. ALPHONSE DE LIGUORI Par le P. Jules JACQUES, de la Congrégation du Très-Saint Rédempteur. 1869   Page 77 :

On objecte cet autre texte des Actes des Apôtres : Veillez sur vous-mêmes et sur tout le troupeau dont le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour gouverner l’Eglise de Dieu : Attendite vobis et universo gregi in quo vos Spiritus Sanctus posuit episcopos regere Ecclesiam Dei. Donc, concluent les opposants, le gouvernement de l’Eglise n’est pas confié au Pape seul, mais aussi au collège des évêques.Nous répondons que ces paroles furent adressées par Saint Paul, non pas à des évêques réunis en Concile, mais à ceux de ses disciples qu’il avait fait venir de la province d’Ephèse à Milet, pour qu’ils prissent congé de lui; et encore ignorons-nous si c’étaient des évêques, ou bien de simples prêtres appelés du nom d’évêques. Mais, lors même qu'ils auraient été évêques, Saint Paul ne dit pas que le soin de toute l’Eglise leur fût confié, mais seulement celui du troupeau qui leur avait été donné à gouverner. Du reste, chaque évêque, en gouvernant bien son troupeau, concourt, il est vrai, au gouvernement de l’Eglise universelle, comme le bien de chaque membre contribue au bien de tout le corps; mais les évêques régissent l’Eglise en qualité de membres , tandis que le Pape le fait en qualité de chef, et c’est proprement à ce chef qu’a été confié le gouvernement de toute l’Eglise.



Voyons  Dom. A. Gréa  SA DIVINE  CONSTITUTION 1885 CHAPITRE VIII   écrit :
Cela a lieu premièrement dans le collège lui-même. Par la circumincession hiérarchique, le chef du collège vit et agit toujours en lui, alors même qu’il n’est pas visiblement présent. Ce principe donne lieu à une règle ecclésiastique célèbre ; c’est qu’en l’absence du chef, le collège continue d’agir dans l’impulsion déjà reçue de lui. Il supplée ainsi cette absence extérieure, parce qu’il porte en lui sa vertu toujours intérieurement présente ; et il en couvre le défaut, agissant en cette vertu, limitant toutefois son action au dehors de telle sorte qu’il ne dépasse pas les bornes, et la réglant sur les directions déjà reçues, sur les présomptions tirées des actes déjà posés et sur les nécessités du gouvernement. Cela ne va pas à égaler le collège à son chef et à le lui substituer, même pour un temps, dans la rigueur des termes. Le collège ne succède pas à proprement parler à son chef, et il ne prend pas sa place en son absence, mais il garde toujours le rang inférieur qui lui convient, et, même en agissant pour lui, il ne fait dans la réalité qu’exercer au dehors et dans des conditions spéciales la puissance qui lui vient du chef, qui ne lui appartient jamais au titre principal, et qui porte toujours dans le collège le caractère de communication et de dépendance. Cette dévolution, qui se fait au collège par le défaut du chef, n’a toutefois pas lieu dans l’Église universelle, parce que le vicaire de Jésus-Christ ne saurait
manquer un seul jour à son gouvernement, et que, pendant la vacance même du Saint-Siège, ainsi que nous le verrons en son lieu, d’où il suit que le corps des évêques voit toujours où est l’autorité principale et n’a jamais à la suppléer.
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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Mar 4 Oct - 13:35

LE SACRE ÉPISCOPAL PENDANT LA VACANCE DU SIÈGE PONTIFICAL EST-IL PERMIS ? 
par BRUNO SAGLIO ANCIEN SÉMINARISTE DIRECTEUR DES ÉDITIONS SAINT-REMI ET DE LA REVUE LA VOIX DES FRANCS CATHOLIQUES écrit :


C’est en effet proprement au collège épiscopal qu’elle a été donnée, puisque l’efficacité en devait durer jusqu’à la fin du monde, conformément à ce qui suit dans le texte sacré : « Et voici que je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles. »


Voyons plus précisément la question study


THEOLOGIE DOGMATIQUE ou EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE,
PAR S. E. LE CARDINAL GOUSSET, AHCHEVEQUE DE REIMS, ETC.
TOME PREMIER, CONTENANT L'EXPOSITION DES PREUVES DE LA RELIGION CATHOLIQUE.


Page 598 

Voilà donc les apôtres et leurs successeurs assistés de Jésus-Christ,sans interruption, depuis le moment où il leur a fait sa promesse,
jusqu'à la fin du monde. Or, cette assistance divine, spéciale, sur naturelle,
 doit nécessairement avoir pour effet l'infaillibilité de
leur enseignement :
 non toutefois qu'en vertu de la promesse, Je suis avec vous, chaque évêque ou chaque Église particulière soit
infaillible; 
cette promesse ne s'adresse qu'au collège apostolique,qu'au corps des évêques.





                  LEON_XIII-Satis_cognitum. écrit :

car Jésus-Christ Notre-Seigneur a voulu, par la solidité du fondement de Son Eglise, obtenir ce résultat, que les portes de l'enfer ne puissent prévaloir contre elle. Or, tout le monde convient que cette promesse divine doit s'entendre de l'Eglise universelle et non de ses parties prises isolément, car celles-ci peuvent en réalité être vaincues par l'effort des enfers, et il est arrivé à plusieurs d'entre elles, prises séparément, d'être en effet vaincues.



Au contraire, ce véritable pouvoir, dont nous parlons, est déclaré et affirmé dans ces paroles : «Et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle». - «Qu'est-ce à dire, contre elle ? Est-ce contre la pierre sur laquelle le Christ bâtit l'Eglise ? Est-ce contre l'Eglise ? La phrase reste ambiguë ; serait-ce pour signifier que la pierre et l'Eglise ne sont qu'une seule et même chose ? Oui, c'est là, je crois, la vérité : car les portes de l'enfer ne prévaudront ni contre la pierre sur laquelle le Christ bâtit l'Eglise, ni contre l'Eglise elle-même» (Origenes, Comment. in Matt., t. XII, n. 11). Voici la portée de cette divine parole : L'Eglise, appuyée sur Pierre, quelle que soit la violence, quelle que soit l'habileté que déploient ses ennemis visibles et invisibles, ne pourra jamais succomber ni défaillir en quoi que ce soit. «L'Eglise étant l'édifice du Christ, lequel a sagement bâti "sa maison sur la pierre" ne peut être soumise aux portes de l'enfer ; celles-ci peuvent prévaloir contre quiconque se trouvera en dehors de la pierre, en dehors de l'Eglise, mais elles sont impuissantes contre elle (Origenes. Comment. in Matth). Si Dieu a confié Son Eglise à Pierre, c'est donc afin que ce soutien invisible la conservât toujours dans toute son intégrité. Il l'a donc investi de l'autorité nécessaire ; car, pour soutenir réellement et efficacement une Société humaine, le droit de commander est indispensable à celui qui la soutient. Jésus a ajouté encore : «Et Je te donnerai les clés du royaume des cieux». Il est clair qu'Il continue à parler de l'Eglise, de cette Eglise qu'Il vient d'appeler Sienne, et qu'Il a déclaré vouloir bâtir sur Pierre, comme sur son fondement.

                                                                                                                                                          lol!


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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Mar 4 Oct - 16:26

Suite , Page 649 écrit  study

Le pape Pie VI, dans un bref où il réfute les erreurs de la constitution civile du clergé, ayant cité plusieurs règlements ecclésiastiques, ajoute : «Tant d'exemples d'anathèmes lancés contre les infracteurs des saints canons prouvent que l'Église a toujours cru que sa discipline était étroitement liée avec le dogme, et qu'elle ne peut jamais être changée que par la puissance ecclésiastique, à laquelle seule il appartient de juger si un usage qui a été constamment suivi est sans avantage, ou s'il doit céder à la nécessité de procurer un plus grand bien . » Ce n'est pas d'hier que l'Église fait des lois : de tout temps elle a exercé un pouvoir législatif. Avant comme après la conversion des empereurs , sous le règne des tyrans comme sous celui des princes chrétiens, elle avait son chef, ses évéques, ses assemblées, ses conciles, statuant sur toutes les questions de la discipline. Pendant les trois premiers siècles, il s'est tenu plus de cinquante conciles tant en Orient qu'en Occident, dont les règlements ont été en partie recueillis sous le nom de canons des apôtres, et sous celui de constitutions apostoliques. Ces canons regardent l'ordination et l'institution des ministres de l'Église, l'administration des sacrements, la célébration des saints mystères, le culte et l'office divin, les mœurs des clercs, l'observance du carême, la solennité de Pâques, l'excommunication, et autres peines spirituelles.


ARTICLE IV. De la nomination et de l'institution des ministres de la religion Page 668  bounce

La nomination et l'institution des ministres de la religion n'appartient et ne peut appartenir en propre qu'à l'Église. Comme dans le gouvernement temporel, dit Fleury, le premier acte de juridiction est l'institution des magistrats, des juges et des ministres de la justice ; ainsi l'ordination des évéques et des clercs est le premier acte et le plus important du gouvernement de l'Église. La manière de pourvoir aux évêchés, aux cures et autres offices ecclésiastiques, a pu varier et a effectivement varié dans l'Église; mais ce qui n'a jamais varié et ne variera jamais, parce qu'il est dans l'institution divine, c'est le droit de l'Église de régler la forme de la nomination de ses ministres, et de déterminer le mode de l'institution canonique. II en est de ce point de discipline comme de tous les autres : l'Église peut les changer quand elle le juge à propos ; mais ils ne peuvent être changés que par elle, parce que, à elle seule, appartient le droit de se gouverner et de nommer ses ministres. Vous êtes un peuple, dit Bossuet, un État, une softciété; mais Jésus-Christ, qui est votre roi, ne tient rien de vous, et son autorité vient de plus haut. Vous n'avez naturellement pas plus le droit de lui donner des ministres que de l'établir lui-même votre prince. Ainsi, ses ministres, qui sont vos pasteurs, viennent de plus haut comme lui-même, et il faut qu'ils viennent par un ordre qu'il ait établi. Le royaume de Jésus-Christ n'est pas de ce monde, et la comparaison que vous pouvez faire entre ce royaume et ceux de ce monde est caduque. En un mot, la nature ne vous donne rien qui ait rapport avec Jésus-Christ et son royaume ; et vous n'avez aucun droit que ceux que vous trouverez dans les coutumes immémoriales de votre société. Or, ces coutumes immémoriales, à commencer par les temps apostoliques, sont que les pasteurs déjà établis établissent les autres .
En effet, ce n'est point au peuple, ni aux magistrats, ni aux princes séculiers, mais aux apôtres, aux apôtres seuls et à leurs successeurs, que Jésus-Christ a confié le gouvernement de son Église, avec le pouvoir essentiel à tout gouvernement de choisir ses ministres, chargés de dispenser les choses saintes. C'est Jésus-Christ lui-même qui a choisi ses douze apôtres et les soixante-douze disciples qu'il a associés au ministère apostolique. Ce sont les apôtres qui ont remplacé Judas par saint Matthias, et qui ont institué les diacres. Nous lisons aussi, dans les livres saints, que Tite a reçu de saint Paul l'ordre d'établir des prêtres, c'est-à-dire des évêques, dans les villes de l'île de Crète . Et, peu de temps après, saint Clément, successeur de saint Pierre sur le siège de Rome, écrivait aux Corinthiens que les apôtres avaient institué des évêques et des diacres dans les Églises qu'ils avaient fondées, en chargeant ces évêques de faire choix d'autres sujets pour succéder à leur ministère . On ne voit nulle part, dans les temps primitifs, l'intervention de la puissance temporelle, ni pour l'élection, ni pour l'institution canonique des ministres de l'Église. Aussi le Concile de Trente a-t-il défini expressément, comme dogme catholique, que ceux qui ne sont appelés et institués que par la puissance séculière pour exercer quelque ministère dans l'Église, ne sont point ministres de l'Église, mais des voleurs et des larrons qui ne sont point entrés par la porte . Qu'il soit anathème, ajoute le même concile, celui qui dira que ceux qui ne sont ni ordonnés suivant les règles, ni envoyés par la puissance ecclésiastique, conformément aux lois canoniques, sont des ministres légitimes de la parole divine et des sacrements ! C'est pourquoi l'assemblée nationale de 1790 ayant décrété, dans la constitution dite civile du clergé, que l'élection pour les différents titres ecclésiastiques se ferait par le peuple, Pie VI a condamné cette constitution, comme contraire aux droits de l'Église .

                                                                                                                                 lol!
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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Mer 5 Oct - 7:57





Comme pour R.P. H. Montrouzier, s.j. , les éditions St Rémi nous font un beau sophisme avec l'ouvrage de Dom A. Gréa !..
En effet , Dom A. Gréa évoquant l'action extraordinaire de l'épiscopat  =  ( Hiérarchie de ministère/Puissance ecclésiastique/succession des Apotres légitime )


Et non de simples évêques in partibus !..


R.P. H. Montrouzier, s.j., Origine de la juridiction épiscopale, in Revue des sciences ecclésiastiques, 15, 1872, p. 178. 
"Chaque jour nous voyons dans l'Eglise de simples prêtres exercer la juridiction épiscopale ; et réciproquement, il y a des évêques très validement et légitimement consacrés qui sont destitués de toute juridiction. Le Vicaire capitulaire possède la pleine juridiction de l'évêque ; l'évêque titulaire ou in partibus ne jouit pas de plus de pouvoirs qu'un simple prêtre."



Arrow
Can. 108 :    study

§ 3 D’institution divine, la sacrée hiérarchie en tant que fondée sur le pouvoir d’ordre, se compose des évêques, des prêtres et des ministres; en tant que fondée sur le pouvoir de juridiction, elle comprend le pontificat suprême et l’épiscopat subordonné; d’institution ecclésiastique, d’autres degrés se sont ajoutés.

Arrow

Père Deviviers S.J., COURS D'APOLOGÉTIQUE CHRÉTIENNE OU EXPOSITIONS RAISONNÉE DES FONDEMENTS DE LA FOI, p.365-366 a écrit:

Quiconque n'a pas reçu juridiction d'après les règles canoniques en vigueur en ce moment, - sauf le droit imprescriptible du souverain Pasteur - en demeure privé ; eût-il reçu le caractère épiscopal, il n'appartient pas à la hiérarchie de juridiction. N'ayant point de siège ni de sujets, il est évident qu'il n'est point chef dans l'Eglise, et qu'il ne se rattache pas à la succession apostolique.


Ainsi , les  évêques in partibus !..  ( Mgr Lefebvre & Thuc ) ne faisaient plus parties de la succession des Apotres & de la puissance ecclésiastique  !..

La nécessité ne donne point un droit radical , elle est seulement le motif qui porte à user d'un droit qu'on possède .

C'est pourquoi , le St Concile de Trente a-t-il défini expressément, comme dogme catholique, que ceux qui ne sont appelés et institués que par la puissance séculière pour exercer quelque ministère dans l'Église, ne sont point ministres de l'Église, mais des voleurs et des larrons qui ne sont point entrés par la porte . Qu'il soit anathème, ajoute le même concile, celui qui dira que ceux qui ne sont ni ordonnés suivant les règles, ni envoyés par la puissance ecclésiastique, conformément aux lois canoniques, sont des ministres légitimes de la parole divine et des sacrements ! C'est pourquoi l'assemblée nationale de 1790 ayant décrété, dans la constitution dite civile du clergé, que l'élection pour les différents titres ecclésiastiques se ferait par le peuple, Pie VI a condamné cette constitution, comme contraire aux droits de l'Église .


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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Ven 7 Oct - 9:52

LE SACRE ÉPISCOPAL PENDANT LA VACANCE DU SIÈGE PONTIFICAL EST-IL PERMIS ? 
par BRUNO SAGLIO ANCIEN SÉMINARISTE DIRECTEUR DES ÉDITIONS SAINT-REMI ET DE LA REVUE LA VOIX DES FRANCS CATHOLIQUES 
Page 15 écrit :

1 (NDE) Ce qui est d’institution divine c’est la soumission morale des évêques au souverain Pontife. Le mandat explicite du souverain Pontife est nécessaire pour q’un évêque puisse sacrer un autre évêque en situation normale ; en situation exceptionnelle d’impossible communication avec le souverain Pontife, et d’urgence pour le bien des âmes, il y a un mandat implicite qui autorise l’évêque à procéder au sacre. Il n’y a là pas du tout de schisme, mais volonté formelle de soumission au souverain Pontife dès qu’il sera possible de rentrer en communication avec lui. 
- Arrow (  "  Ce qui est d’institution divine c’est la soumission morale des évêques au souverain Pontife  "  )   scratch


Toutefois ,  Basketball   « Et comment seront-ils prédicateurs s’ils ne sont point envoyés ? » (St Paul aux romains.)  

Qui t’envoie? Es-tu envoyé de Dieu, ou t’envoies-tu toi-même?” (Saint Robert Bellarmin)

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… Car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est un hérétique par ses œuvres extérieures, ils jugent qu’il est un hérétique pure et simple, et le condamnent comme hérétique».


@


Ce qui est d’institution divine  
Les ministres du Christ doivent être "envoyés" de la même manière qu’ Il a été "envoyé" par Dieu le Père.   Very Happy


@


Le code distingue deux sortes de prédicateurs: ceux qui tiennent de DIEU leur mission, étant les successeurs de S. Pierre et des apôtres à qui Jésus-Christ a dit: " Allez enseigner" ; ceux qui tiennent leur MISSION des successeurs de S. Pierre et des apôtres. ( Naz Titre XX T. III. De la prédication du verbe divin)


Arrow


Rev. P. Chas. Augustine, O.S.B., D.D., A COMMENTARY ON THE NEW CODE OF CANON LAW, t. VI, p.342, Herder 1921 a écrit: MISSIO CANONICA
Can. 1328 :
Il n'est permis à personne de prêcher le Parole divine à moins d'avoir reçu la missio canonica de son légitime supérieur. Cela est une exigeance de la loi divine 
ainsi que de la loi humaine, car ces dernières supposent clairement que la prédication est un attribut de la juridiction laquelle doit être obtenue de par l'autorité légitime.



Les éditions St Rémi  vont chercher, notamment dans l'histoire ecclésiale &c.. , des passages qu'ils détournent de leur sens patristique, leur permettant ainsi de se rassurer par l'espoir d'un redressement futur !.. cyclops


d'évidence ces sectes étaient comme le valium des réfractaires à VII !..
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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Jeu 13 Oct - 12:06

La collation de la communion et celle du titre peuvent toutefois être séparées de l'ordination et forment proprement la matière de l'institution. Mais seules elles donnent à l'ordination sa légitimité et son utilité. C'est là ce qu'il importe de recevoir par une transmission authentique du Vicaire de Jésus-Christ.
Dom Gréa, De l'Église et de sa divine constitution, L'épiscopat, Paris 1907, p. 242


Cf. BRIDE, art. Titre, dans DTC, col. 1146-1151; R. NAZ, art. Titre d'ordination, dans DDC, t. 7 (1963), col. 1278-1288. 150
Le titre a été compris quelquefois sous le nom de communion, parce qu'en effet le titre et la communion sont substantiellement une même chose, c'est-à-dire l'actualité de l'Ordre, suivant que cette actualité regarde l'Église catholique en général ou qu'elle est attachée singulièrement à l'Église particulière. Le titre n'est qu'une communion appropriée à un troupeau particulier. Mais, afin d'éviter toute équivoque, on désignait plus précisément la communion qui regarde le clerc dans l'Église universelle sous le nom de communion pérégrine, lorsqu'il fallait l'opposer à la communion qui regarde l'Église particulière, c'est-à- dire au même titre. Le nom de pérégrine donné à la communion s'explique de lui-même: il appartient à ceux qui sont étrangers à l'Église particulière sans cesser d'appartenir à l'Église catholique.

Au Concile de Riez (439), Armentarius, déposé de son siège, sans l'être absolument de l'épiscopat, est réduit à la communion pérégrine: can. 3; LABBE 3, 1287, HÉFÉLÉ 2, 428.


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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Jeu 13 Oct - 13:26

EXTRAITS SUR L’ACTION EXTRAORDINAIRE DE L’EPISCOPAT  Dom A. Gréa . annotations sur la situation actuelle de B. Saglio 
 
Extrait du CHAPITRE VIII 


Ce principe donne lieu à une règle ecclésiastique célèbre ; c’est qu’en l’absence du chef, le collège continue d’agir dans l’impulsion déjà reçue de lui. Il supplée ainsi cette absence extérieure, parce qu’il porte en lui sa vertu toujours intérieurement présente ; et il en couvre le défaut, agissant en cette vertu, limitant toutefois son action au dehors de telle sorte qu’il ne dépasse pas les bornes, et la réglant sur les directions déjà reçues, sur les présomptions tirées des actes déjà posés et sur les nécessités du gouvernement. 



Toutefois , ce point de discipline, connu de Dom  A. Gréa, a été modifié par le canon 284, qui accorde alors la présidence, de façon continue, au suffragant le plus ancien de préconisation.
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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Dim 18 Déc - 12:02

DU PAPE, ET DE SES DROITS RELIGIEUX A L'OCCASION DU CONCORDAT.
Par M. l’ABBÉ BARRUEL, Chanoine honoraire de l’Église Métropolitaine de Paris.
TOME SECOND, L’Église gallicane sur le pape.1803


c'est que les évêques sont établis de droit divin; c'est qu'ils tiennent à la constitution essentielle de l'église. Mais ne con fondons pas l'épiscopat avec toute personne revêtue de cette dignité. Il faut essentiellement que l'épiscopat existe dans l'église; et c'est précisément parce qu'il le faut, que le pape nous donne de nouveaux évêques , quand il ne peut plus nous rendre les anciens. Il faut dans l'église un épiscopat ; mais il n'est pas dit pour cela que Timothée sera essentiellement évêque d'Ephèse, et Tite de Crète, et Denis de Corinthe; ou que Pierre parcourant les églises, ne pourra pas ôter de sa place le flambeau qui ne donne plus de lumière.

Mais la mission du conquérant est morte avec le conquérant lui-même ; elle est morte en ce sens, qu'il ne laisse personne héritier de cette autorité générale qu'il avait conservée sur toute l'étendue de ses conquêtes. Nous ne pouvons donc pas reconnaitre dans vous tous les droits que donnait à l'apôtre cette première mission ; vous lui succéderez comme évêque de la province qu'il vous a confiée, et non pas comme apôtre conquérant des empires qu'il a soumis, à Jésus-Christ; votre mission sera celle de tous les jours; la sienne eut essentiellement des droits et des moyens qu'il ne lui fut pas donné de vous transmettre.


PS C.M.I  : La citation de Barruel vient confirmer que l'épiscopat étant un bénéfice ecclésiastique est une personne juridique ou une personne morale qui est perpétuelle par nature .
Et quel est le propre des personnes morales ? Continuer d'exister même sans personnes physiques !..


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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Mar 4 Avr - 16:10

THEOLOGIE DOGMATIQUE ou EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE, PAR S. E. LE CARDINAL GOUSSET,ARCHEVEQUE DE REIMS, ETC
TOME PREMIER,CONTENANT L'EXPOSITION DES PREUVES DE LA RELIGION CATHOLIQUE .    

CHAPITRE V. L'institution des évêques appartient originairement au Pape.  ( Page 716 )

1 177. La puissance spirituelle du pape et des évêques vient de Jésus-Christ; c'est l'Esprit-Saint qui a établi les évêques pour
gouverner l'Église de Dieu. Mais , pour prendre part au gouvernement de l'Église , il ne suffit pas d'avoir reçu le caractère
épiscopal ; outre le pouvoir d'ordre qui est inhérent à l'ordination, il faut une juridiction canonique, tant pour le for extérieur 
que pour le for intérieur. Cette juridiction est indispensablement nécessaire, sous peine de nullité, pour l'administration
du sacrement de pénitence, ainsi que pour tous les actes du gouvernement spirituel. Quiconque s'ingère dans le ministère sacré
sans y être appelé par la puissance ecclésiastique, ou sans avoir une institution canonique, ne peut être le ministre de la parole
et des sacrements (l).

1181. Tel est l'enseignement des Pères, des conciles et des souverains pontifes. Tertullien, qui était si près de la tradition 
Apostolique, nous apprend que le Seigneur a donné les clefs à Pierre,et, par Pierre, à l'Église : Mémento claves Petro, et, permm,
Ecclesiœ reliquisse (2); à l'Église, c'est-à-dire aux évêques,comme l'enseigne saint Grégoire de Nysse; per Petrum episcopn
dédit Chrislus claves cœlestium honorum (3) ; ce qui s'accorde parfaitement avec ce que dit Saint Optat : « Le bienheureux Pierre a
reçu seul les clefs du royaume des cieux, pour les communiquer aux autres : claves regni çœlorum communicandas cœteris soins
« accepit (4).
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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Sam 8 Avr - 7:07

THÉOLOGIE MORALE A L'USAGE DES CURÉS ET DES CONFESSEURS, PAR Mgr THOMAS M. J. GOUSSET, ARCHEVÊQUE DE REIMS , LÉGAT-Né  DU SAINT-Siège, PRIMAT DE LA GAULE BELGIQUE » ETC .  1845

TOME PREMIER

Page 48 :

113 . ON DISTINGUE LES LOIS DIVINES E T LES LOIS HUMAINES . LES PREMIÈRES SONT NATURELLES OU POSITIVES, SUIVANT QU'ELLES ÉMANENT NÉCESSAIREMENT OU LIBREMENT DU CRÉATEUR . PARMI CELLES DES LOIS DIVINES QUI NE SONT QUE POSITIVES , LES UNE SONT APPELÉES MOSAÏQUES , PARC E QU'ELLES ONT ÉTÉ PROMULGUÉES PAR MOÏSE ; ET LE S AUTRES , CHRÉTIENNES OU ÉVANGÉLIQUES , PARCE QU'ELLE SONT ÉTÉ DONNÉES PAR JÉSUS - CHRIST . LES LOIS HUMAINES SONT ECCLÉSIASTIQUES OU CIVILES . LES PREMIÈRES REGARDENT L'ORDRE SPIRITUEL ; LES DERNIÈRES , L'ORDRE TEMPOREL . 


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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Jeu 13 Avr - 8:25

THEOLOGIE MORALE  A L’usage DES CURES ET DES CONFESSEUR –   1845
Par Mgr THOMAS M.J GOUSSET , Archevêque de Reims , Légat-né  du Saint Siège , Primat de la Gaule Belgique , ect...

Troisième Edition ,TOME PREMIER , A PARIS , Chez JACQUES LECOFFRE ET Cie , à Paris
 
Traité des Lois – Chapitre II Des lois Divines . PP 51
 
123. Quoique l’Evangile  renferme plusieurs préceptes qui ne sont que de droit positif , qui dépendent uniquement de la volonté de dieu ,
il n’est susceptible d’aucune dispense proprement dite .
l’église , toujours assistée de l’Esprit-Saint , a mission pour interpréter les commandements de son divin maitre , pour juger des circonstances
ou ils obligent et ou ils cessent d’être obligatoire , mais elle ne peut , malgré l’étendue de ses prérogatives, y déroger en aucun point .
( Amen dico vobis , donec transeat coelum et terra , iota unum aut unus apex non praeteribit a lege , donec omnia fiant .
Coelum et terra transibunt , verba autem mea non praeteribumt .)     
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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Ven 14 Avr - 8:13

Traité de droit Canonique , TOME I , Livre II , Titre VIII , DU POUVOIR DES ÉVÊQUES.  R.NAZ . C. de CLERCQ – C. LEFEBVRE , LETOUZEY ET ANE , EDITEUR , PARIS.
PP. 444 , écrit :
 
- Au pouvoir législatif se rattache  le pouvoir de dispenser des lois ecclésiastiques générales que dans les cas suivant :
 
a) s’il en a obtenue la faculté expressément ou implicitement : c’est ainsi que , depuis le XVII e siècle , sont en usage
    les pouvoirs de dispenser triennaux ou quinquennaux ( quinquennales ) accordés par les Congrégation romaines.
 
b) si le recours au Saint Siège est difficile et si le retard de la dispense était accompagné d’un grave danger , selon les les termes du Can. 81
 
c) dans le cas d’une loi douteuse , même si elle comportait , dans le doute , nullité de l’acte ( lex irritans , Can. 15 )


       Pie XII:
« vous aimerez, vénérables frères, prendre votre part, dans un esprit de vive charité, de cette sollicitude de toutes les églises qui pèse sur nos épaules (cf il Cor 11, 28) (...) Sans doute est-ce au seul Apôtre Pierre, que Jésus confia la totalité de son troupeau: « pais mes agneaux, pais mes brebis » (Jn 21, 16-18); mais si chaque évêque n'est pasteur que de la portion du troupeau confiée à ses soins, sa qualité de légitime successeur des Apôtres par l'institution divine le rend solidairement responsable de la mission apostolique de l'Église, selon les paroles du Christ à ses apôtres: « de même que le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21) » (Encyclique Fidei donum).


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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Sam 15 Avr - 6:10

Traité de droit Canonique , TOME III , Livre III , Chapitre III , DES MISSIONS SACRÉES .  R.NAZ . C. de CLERCQ – C. LEFEBVRE , LETOUZEY ET ANE , EDITEUR , PARIS  .1955 . PP. 140 & 141 ,
écrit : 
 
165. Mission externes : On désigne par ces mots la partie du ministère ecclésiastique dont le but est d’introduire et de consolider la foi catholique auprès des non-catholiques, infidèles , hérétiques ou schismatiques .
Les missions catholiques se distinguent des missions protestantes par l’ampleur de leur but , car c’est dernières tendent seulement à la conversion des infidèles.
 
Le soin de la conversion des non-catholiques , hors des pays ou la hiérarchie catholique est organisée , est réservé au Saint-Siège .
Par la Constitution Inscrutabili , 22 Juin 1622 , Grégoire XV a institué pour y pourvoir la S. Congrégation pour la propagation
de la foi, appelé couramment S. Congr. de la propagande , à laquelle est attribuée compétence exclusive sur tout ce qui concerne les missions .
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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Dim 16 Avr - 7:49

ENCYCLOPEDIE THEOLOGIQUE. OU SÈRIE DE DICTI0NNAIRES SUR CHAQUE BRANCHE DE LA SCIENCE RELIGIEUSE,
PUBLIÉE PAR M. L'ABBÉ MIGNE , 50 V0LUMES IN-4°,TOME NEUVIÈME. CHEZ L'ÉDITEUR, AUX ATELIERS CATHOLIQUES DU PETIT-MONTROUGE, RUE D'AMBOISE , BARRIÈRE D'ENFER DE PARIS,
1846 .-  p 1289 écrit :

- ÉLECTION.

La question relative à l'élection, la nomination et l'institution canonique des évêques a été fort mal comprise par certains canonistes qui, faute de bien connaître l'antiquité ecclésiastique, ont cru, de la meilleure foi du monde, que le Pape y était étranger. 
Nous avons fait voir sous le mot NOMINATION, que les évêques étaient toujours confirmé par le Métropolitain, et le Métropolitain par le Pape.Aux raisons que nous en avons données, nous ajouterons ici ce qu'en dit Nardi dans son Traité des Curés, ch. XXlX.

On voit par la première lettre de Saint Clément aux Corinthiens, dit cet auteur, que le presbytère choisissait l'évêque, qu'il devait être pris dans ce presbytère, qu'il n'y avait que des prêtres et des diacres du presbytère, et que les laïques n'avaient point de part à l'élection. Les constitutions Apostoliques parlent de l'élection du peuple ; mais il est clair que ce n'était qu'un témoignage que le clergé et le peuple du lieu rendaient à celui qu'on désirait pour évêque, afin qu'il fût connu que le choix était généralement agréable. Du reste, le consentement ou la sanction des évêques de la province était indispensable, et, dans tous les temps, après la présentation ou la demande, l'Eglise seule, représentée par les évêques avec le Pape ou par le Pape, donnait et donne le refus ou la confirmation qui est l'institution canonique, sans laquelle on ne procédait jamais à l'ordination
On aurait grand tort de croire que la pré sentation fût un obstacle à l'intervention du Saint-siége et que les élections n'émanassent pas toujours de lui explicitement ou implicitement, car il y a toujours eu Anathème contre ceux qui auraient dit que les évêques institués par l'autorité du Souverain Pontife ne sont pas de vrais et légitimes évêques : Episcopos qui auctoritate romani pontificis assumuntur, non esse legitimos et veros epi scopos (Concile de Trente, Sess. XXV). On a toujours reconnu dans le pape l'autorité de créer les évêques. Noel Alexandre et Juénin, peu favorables à Rome, admettent cependant, avec toute l'antiquité, que le partage des diocèses et la désignation des sujets aux évêchés dépend du Pape. Les patriarches et les métropolitains furent créés par le Siège Apostolique ou avec son consentement. Les pouvoirs extraordinaires qu'avaient les apôtres étaient ordinaires dans Pierre seul et dans ses successeurs ; ils sont restés en eux seuls. Or, les métropolitains n'ayant, par droit divin, aucune prééminence sur les autres évêques, mais l'ayant seulement par le droit qu'ils ont reçu du Saint-Siège, la part très-considérable qu'avait le métropolitain dans l'institution des évêques venait du Pape, qui pouvait tantôt le laisser instituer les évêques, et tantôt se charger lui-même de l'élection ou de la con naissance de l'élection.

Tous les évêques d'Occident ont été institués par le Siège Romain, c'est un fait incontestable ; Or, celui qui a établi les évêchés a pu fixer des lois pour la succession des évéques, car c'est un Dogme que semper aposto licœ cathedrae viguit principatus, dit Saint Augustin ; il n'est pas moins incontestable que les Eglises d'Afrique ont été fondées par des ministres évangéliques envoyés de Rome. La déposition des évêques était réservée au Pape, et outre les jugements canoniques des conciles provinciaux sur ce point, des quels on appelait au saint-Siège, nous avons dans l'antiquité une foule d'exemples d'évêques et même de patriarches destitués par le Pape, et d'autres placés par le saint-siège dans les évêchés vacants. Le pape, à cause de l'éloignement des lieux, permettait l'institution des évêques; mais il ne s'ensuit pas qu'il n'eût point pu la donner par lui-même s'il l'avait voulu, et il la donnait souvent. Tout cela montre évidemment que, soit que le pape ait chargé les métropolitains et les suffragants d'instituer les évêques, soit qu'il les ait parfois institués lui-même, ou qu'il ait accordé la présentation aux chapitres, aux monarques, il est vrai de dire qu'il a toujours fallu nécessairement avoir son consentement exprès ou tacite, et que Pierre ayant reçu de Jésus-Christ l'autorité de paitre le troupeau et les pasteurs, et le monde entier, il a toujours dépendu et il dépend , encore de lui seul et de ses successeurs de donner des évêques à tous les Siéges, en la manière que les papes croient convenable. 
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Message par chouan le Dim 16 Avr - 13:48

Abbé G.-F. Monnier - Le Grand Don de Dieu à la terre, ou Cours complet de Religion comprenant le dogme, la morale, les sacrements et la liturgie, ouvrage servant de développement à l'Atlas catholique (Lyon, Girard et Josserand, 1861),APPROBATION DE L'ORDINAIRE, + L.-J.-M. Cardinal DE BONALD, Archevêque de Lyon 1861 & APPROBATION DE Mgr L'ÉVÊQUE D'AUTUN 1861.  Tome I, pp.439,440 a écrit:


Donc toute société chrétienne qui n'a pas pour fondateur ou un apôtre ou un évêque successeur légitime des apôtres, ou qui n'est pas gouvernée par un pasteur qui soit lui-même successeur légitime des apôtres et en communion avec le successeur légitime de Pierre, ou qui a changé la doctrine qu'elle avait reçue des apôtres, n'est pas et ne peut pas être la véritable Eglise de Jésus-Christ, parce qu'elle n'est pas apostolique, ou dans sa fondation, ou dans sa doctrine, ou dans son gouvernement.
Ainsi , unité, sainteté, catholicité, apostolicité, tels sont les quatre marques, les quatre caractères de la véritable Eglise, qui la distingueront toujours des Eglises fausses et contrefaites. Il ne suffit pas d'avoir une ou deux de ces notes, il faut les réunir toutes, et la privation d'une seule emporte avec elle la fausseté et l'illégitimité de la société chrétienne qui en est dépourvue. Admirons ici la providence de Jésus-Christ sur son œuvre par excellence. 
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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Mar 18 Avr - 7:43

THEOLOGIE DOGMATIQUE OU EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE
Par S.E LE CARDINAL GOUSSET Archevêque de Reins ect..,  1857 .  

TOME I , TROISIEME PARTIE :  Des Prérogatives du Pape , Chapitre II , p. 707 écrit :
 
Le Siège Apostolique est le centre de l’unité chrétienne .
 
La primauté du pape une fois établie , nous avons à indiquer les principales prérogatives qui en découlent naturellement.
ces prérogatives sont :  1 ) que le saint-siège est le centre de l’unité chrétienne : 2) que le pape a la principale part aux décisions concernent la foi , et que l’on doit recevoir avec respect et soumission les décrets dogmatiques émanés de la chaire apostolique: 3) qu’il a le droit de porter , en matière de discipline , des lois qui obligent dans tout l’Église: 4) que l’institution des évêques appartient originalement au pape : 5) que le gouvernement du pape est un gouvernement monarchique .


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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Mar 18 Avr - 15:28

Traité de Droit Canonique , Raoul Naz , LETOUZEY ET Ané ,TOME III , Livre III , Part. IV, du Magistère Ecclésiastique.  p.128 écrit :
 
152. obligations des fidèles à l’égard de la foi :
 
1° La conserver . – Can 1324 . Ce n’est pas assez d’éviter la perversité hérétique , il faut aussi fuir avec diligence les erreurs qui s’en rapprochent plus ou moins , c’est pourquoi tous doivent aussi observer les Constitutions et les décrets par lesquels les mauvaises opinions de ce genre sont proscrites et défendues par le Saint-Siège .
 
Les fidèles doivent conserver scrupuleusement le dépôt des vérités que l’Église leur a livrées , et le soustraire à toute possibilité d’altération,suivant le conseil de S.Paul : O Timothée, garde le dépôt, en évitant les discours vains et profanes,et tout ce qu’oppose une science qui n’en mérite pas le nom, quelques-uns, pour en avoir fait profession, ont erré dans la foi .
Ils le conservent en refusant leur adhésion aux opinions que l’Église par ses Constitutions et ses décrets leur signale comme mauvaises,non seulement lorsqu’elle ordonne sous la garantie de l’infaillibilité,mais seulement lorsqu’elle enseigne,fut-ce par la voix des Congrégations romaines.


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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Mer 19 Avr - 13:02

Traité de Droit Canonique , Raoul Naz , LETOUZEY ET Ané , TOME I , LIVRE II. TITRE VII : DU POUVOIR SUPREME . P.376 écrit :

Can . 220 . Les affaires affaires d'une spéciale gravité, qui sont réservées au seul Pontife Romain par leur nature ou par le droit positif, sont appelées causes majeurs.

Le Code distingue parmi les causes majeurs :

1) Les causes doctrinales, telle que la vigilance suprême sur la foi et les mœurs ( can.247) ,les définitions dogmatiques( can.1327),l'érection des universités catholiques ( can.1376),
    Les causes de béatification et de canonisation ( can.1999).
2) Les causes dépendant du pouvoir législatif, tels que les concordats (can.3),la confection des lois générales et le pouvoir propre de dispenser de ces lois (can.81) .
3) Les causes administratives,telles que l'érection des diocèses (can.215),la nomination des évêques (can.329) ,la direction suprême des ordres religieux ( can.492).
4) Les causes judiciaires,tels que le jugement des dignitaires d'ordre supérieur (can.1557),et la décision de certaines affaires matrimoniales (can.1962).
5) Les causes pénales,telles que les censures réservées au Saint-Siège (can.2245).



R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. III, col. 61. a écrit
Comme le système des causæ majores est en dépendance étroite du dogme de la primauté Pontificale,il a été vivement combattu par les gallicans.

Parallèlement , Je dis qu'il contredit le St Concile de Trente, puisque suivant ce concile le Pape peut en vertu de sa puissance , se réserver les cas les plus graves !..


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Re: Sacre sacrilège & édition St Rémi

Message par chouan le Jeu 20 Avr - 8:49

Traité de Droit Canonique , Raoul Naz , LETOUZEY ET Ané  , TOME IV , LIVRE IV. p.18 : Organes du pouvoir judiciaire de lÉglise
 
24. Organes de droit divin : De droit divin possèdent le pouvoir judiciaire dans l’Église :
 
1) Dans l’Église entière : le souverain pontife ( Can.218 § 1 , 1569 § 1 ), le concile œcuménique ( Can.228 § 1 )
 
2) Dans leur Diocèse : les évêques ( Can.329 § 1 , 335 § 1 )  



Catéchisme Catholique - Cardinal GASPARRI - 1932 - CHAP. III . p.161. écrit :

Q. 132 . Quels sont les successeurs légitimes des Apôtres ?

R. De par l’institution divine les successeurs des Apôtres sont les Évêques , placés par le pontife romain à la tête des Églises particulières que , sous son autorité, ils gouvernent de pouvoir ordinaire .
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