Pratique de la perfection Chrétienne

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Pratique de la perfection Chrétienne

Message par chouan le Ven 31 Mar - 6:13

R.P. Alphonse Rodriguez s.j. De la Compagnie de Jésus , extrait de "Pratique de la perfection chrétienne", tome II : part. II, traité.  VIII, chap. XXII, trad. par M. L'Abbé Regnier-Desmarais, Lille, L. Lefort , 1833 


Lors de la convocation de la cinquième assemblée générale de l'ordre, qui eut lieu à Rome, sous le pontificat de S.S Pie V, fut-il désigné tout d'une voix pour faire partie de la députation espagnole .
il justifia ce choix en donnant à l'illustre Congrégation des preuves d'une vertu exemplaire et d'une rare prudence .
A sont retour , on l'envoya à Cordoue , ou il eut à remplir pendant douze ans l'office de préfet spirituel .




R.P Alphonse Rodriguez (1526-1616) - De la conformité que nous devons avoir à la volonté de Dieu , dans toutes les calamités publiques Sad


Mais ce n'est pas seulement en ce qui ne regarde que nous , et dans nos afflictions particulières, que nous devons être tout-à-fait soumis 
à la volonté de Dieu, il faut l'être aussi dans les calamités publiques , comme dans la famine , dans la guerre , dans la peste et dans tous 
les autres fléaux de la vengeance divine .


Pour cet effet , il est nécessaire d'établir pour fondement , que comme lorsqu'un bon juge se voit obligé de condamner à mort un criminel,
la compassion naturelle, et les sentiments de l'amitié ne l'empêchent pas de prononcer la sentence , et de vouloir effectivement qu'il meure,parce que la justice le commande , et que cela importe au bien général de la république, de même la compassion que nous donnent les châtiments que Dieu envoie à son peuple, ne doit point nous empêcher de nous conformer en cela à ce qui lui plait, puisque nous devons considérer qu'ils ne sont que l'effet de sa volonté, qui l'ordonne ainsi par un secret jugement, pour en tirer les avantages qu'il sait convenir le plus à sa gloire et à  son service, car , quoiqu'il soit vrai que la conformité qu'il veut que nous ayons à sa volonté en toutes ces chose, ne nous oblige pas à les aimer positivement , et qu'il suffise que nous les souffrions avec patience et sans murmurer contre les ordres de sa providence : il est certain néanmoins qu'il y a bien plus de perfection et de mérite d'aller jusqu'à les chérir en tant qu'elle sont l'effet de sa volonté et de sa justice , et qu'elles servent à sa plus grande gloire .


St Thomas dit : que c'est ainsi que les bienheureux se conforment en toutes choses à la volonté de Dieu , et St Anselme ajoute, que celle de Dieu et la notre seront conformes entre elles dans le ciel, comme les yeux le sont dans une même corps.
C'est un même mouvement qui gouverne les deux yeux, l'un ne peut rien regarder, que l'autre ne le regarde aussi, et quoiqu'il soient tous deux  attachés sur un objet, il ne s'en forme cependant qu'une seule image dans le cerveau .


Or , puisque la conformité des bienheureux à la volonté de Dieu va à n'envisager en toutes choses que ce que Dieu veut , et ce qui est 
de sa plus grande gloire, à laquelle elles sont toutes dirigées, nous ne saurions mieux faire que de les imiter, en ne regardant aussi en toutes choses  que l'exécution des ordres de la providence, et l'accomplissement de la volonté divine . Ce ne saurait être qu'un sentiment très-louable que de  vouloir ce que Dieu veut , et de le vouloir pour les mêmes fins et de la même manière qu'il le veut . Possidius rapporte , dans la vie de Saint Augustin,que la ville d'Hippone , dont il était évêque, étant assiégée par les Vandales, qui désolaient toute l'Afrique , et la remplissaient de carnage, ce grand Saint s'en consolait par ces paroles d'un ancien : il n'est pas d'un grand homme de s'étonner , comme de quelque chose de grand, de voir tomber le bois et les pierres , et de voir mourir des hommes mortels .

 Mais nous avons de quoi nous consoler encore plus justement de ces sortes de calamités , si nous considérons que tout vient de la main de Dieu , que telle est sa volonté , et que , quoique la cause pour laquelle il afflige  quelquefois les hommes,nous soit caché , elle ne peut pourtant jamais être injuste . Les jugements de Dieu sont un abime, dit le Prophète royal . Il y aurait de la témérité de vouloir , avec un esprit aussi faible et aussi borné que le notre, en pénétrer les secrets et les raisons : car qui  est celui qui connait les desseins de Dieu , ou qui a été appelé à son conseil ? 



Il faut révérer ses jugements avec une profonde humilité, et croire que, puisque nous sommes gouvernés par une sagesse infinie, comme 
la sienne, il ne peut rien arriver qui soit pour notre plus grand avantage . Nous devons toujours compter là-dessus, et croire de sa bonté
et de sa miséricorde, qu'il ne permettait pas qu'il arrivât de semblables calamités , si ce n'était pour en tirer un plus grand bien .
Dieu veut conduire au ciel, par le chemin des souffrances, plusieurs âmes qui se seraient perdues par une autre route .
Combien y a t'il de gens qui , dans les traverses et dans les afflictions , se convertissent à Dieu de tout leur cœur, et meurent avec
un véritable repentir de leurs péchés ? 


Combien y en a t'il eu par-là de sauvés, qui auraient été damnés autrement ?
Ainsi , ce qui nous parait un fléau et un châtiment , est souvent une grâce et une miséricorde insignes .


Dans le second livre des Macchabées, l'auteur , après avoir raconté l'horrible persécution que les juifs souffrirent sous le roi Antiochus,
les massacres qui furent faits sans distinction d'âge de sexe, ni de dignité, le pillage et la profanation du temple , et les abominations
qui s'y commirent par l'ordre de ce prince impie : je conjure , ajoute-t'il , ceux qui liront ce livre , de ne point se laisser décourager
 par tant  de calamités,mais de croire qu'elle ne sont tombées sur nous que pour nous châtier, et non pas pour nous exterminer entièrement .


Ce que la sangsue prétend, en suçant le sang du malade , dit Saint Grégoire , c'est de se souler, et de le tirer tout, si elle le pouvait,
jusqu'à la dernière goutte, mais l'intention du médecin n'est que d'ôter par-là ce que le malade a de mauvais sang, et de le guérir par ce moyen.


Celle de Dieu est semblable dans les afflictions qu'il nous envoie: et comme un malade serait imprudent, qui regardant plutôt l'avidité
de la sangsue , que la bonne intention du médecin, ne voudrait pas se laisser tirer ce qu'il aurait de sang corrompu ,
de même , lorsqu'il nous arrive quelque chose de fâcheux, soit par le moyen des hommes, soit par quelque autre créature que ce puisse être,il faut regarder en cela , non pas les hommes et les autre créatures , mais le souverain médecin, qui s'en sert comme de sangsue, pour nous purifier le sang, et pour nous rétablir dans une parfaite santé. 




Nous devons donc être persuadés qu'il ne nous envoie rien , que pour notre
plus grand avantage, et quand il n'y en aurait point d'autre que d'être châtiés dès ce monde comme ses enfants, au lieu d'être
réservé dans l'autre à une punition plus sévère, ce serait toujours une grande grâce qu'il nous ferait, et une insigne obligation que nous lui aurions.


On raconte de Sainte Catherine de Sienne , qu'étant une fois extrêmement affligée,à causse de quelques médisances que l'on avait faites contre son honneur, le Sauveur du monde lui apparut,tenant en sa main droite une couronne d'or,enrichie de perle et de pierreries,et en sa main gauche une couronne d'épine,et lui dit : Sachez,ma chère fille,qu'il est nécessaire que vous soyez couronnée de ceux deux couronnes en divers temps. 


C'est pourquoi,choisissez lequel vous aimez le mieux,ou d'être couronnée de la couronne d'épine dans cette vie passagère,et que l'autre couronne vous soit réservée pour la vie éternelle,ou d'avoir maintenant la couronne d'or,pour être couronnée de la couronne d'épines après votre mort . Il y a long-temps , Seigneur , repartit cette sainte vierge, que j'ai renoncé entièrement à ma volonté, pour ne suivre que la votre,et par conséquent il ne m'appartient pas de choisir, mais si vous voulez pourtant que je réponde, je dis que je choisirai toujours ce qui me rendra plus semblable à vous,et que pour vous imiter, j'embrasse de tout mon cœur les souffrances .

 A ces mots elle prit des mains du Sauveur la couronne d'épines,et se la mettant sur la tête,elle l'y enfonça avec tant de violence,qu'il lui resta toujours depuis une très-grande douleur à la tête,des piqures que les pointes d'épines lui avaient faites .

Fin     cheers


Dernière édition par chouan le Mar 11 Avr - 14:24, édité 5 fois
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Message par chouan le Ven 31 Mar - 15:27

R.P Alphonse Rodriguez - Que la vue et le regret de nos péchés sont un moyens très-propre pour nous aider à supporter avec une extreme résignation toutes les afflictions générales et particulières que Dieu nous envoie - 




C'est un sentiment général de tout les Saints,confirmé par plusieurs passages de l'Ecriture, que d'ordinaire les calamités publiques sont envoyées de Dieu, pour le chatiment des péchés des hommes .
C'est pour nos péchés, Seigneur, disait Azarias dans la fournaise, que vous avez fait venir tous ces maux sur nous, car nous avons péché, nous avons mal fait en nous éloignant de vous,nous avons failli en toutes choses, nous n'avons ni écouté, ni observé vos préceptes,et nous n'avons rien fait de ce que vous nous aviez commandé  de faire pour etre heureux : c'est pourquoi nous avons bien mérité tous les malheurs que vous avez fait tomber sur nous, et généralement tout ce que vous avez fait.


Nous voyons par-là que Dieu chatiait son peuple, et qu'il le livrait entre les mains de ses ennemis, lorsqu'il l'avait offensé,comme nous lisons aussi en plusieurs endroit, qu'il le délivrait ensuite lorsque ce peuple, faisant pénitence de ses péchés,se convertissait à Dieu de tour son coeur.


C'est pourquoi Achior,général des Ammonites,après avoir dit à Holopherne,que Dieu prenait les enfants d'Israel sous sa protection,mais qu'il les chatiait lorsqu'ils s'écartaient de leur devoir,ajouta qu'avant que de les attaquer,il tachat de savoir s'ils n'avaient point alors offensé leur Dieu en quelque chose, parce qu'en ce cas-là il pouvait s'assurer de la victoire,mais que s'ils ne l'avaient point offensé, il abandonnat son entreprise,de peur qu'elle ne tournat à sa honte,d'autant que Dieu,à qui personne ne peut résister,combattrait infailliblement pour son peuple.


Lorsque Jésus-Christ guérit le paralytique,qui était malade depuis trente-huit ans : voilà,lui dit-il,que vous etre guéri,ne péchez plus,de peur qu'il ne vous arrive pir : et les saints docteurs observent que ces paroles du Sauveur marquent particulièrement cette vérité .


Suivant donc cette doctrine,un des moyens qui peuvent nous aider le plus à nous conformer à la volonté de Dieu dans toutes les adversités,tant générales que particulière,et à les supporter avec patience,c'est de rentrer aussitot en nous-meme,de faire réflexion sur nos péchés,et de songer combien justement nous méritons le chatiment que Dieu nous envoie .


Car de cette sorte,quoiqu'il nous arrive de facheux,nous le supporterons doucement,et nous croirons,qu'eu égard à la grandeur de nos fautes,la punition est encore moindre qu'elle ne devrait etre .


Saint Bernard et Saint Grégoire traitent parfaitement bien cette matière .    cheers
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Message par chouan le Mar 11 Avr - 11:30

R.P Alphonse Rodriguez - TOME TROISIEME , CHAPITRE II .  Combien la modestie est nécessaire pour notre perfection particulière .
 
c’est le sentiment commun de tous les Saints , que la modestie et le recueillement des sens sont un des principaux moyens que nous ayons pour notre progrès spirituel,parce qu’ils contribuent beaucoup au recueillement intérieur, et que comme nos sens sont les portes par où entre tout le mal dans notre cœur, il faut que ces portes soientbien gardées,afin que notre cœur soit dans une sureté entière .
 
Saint Jérôme écrivant sur ces paroles de Job : les portes de la mort ne vous ont-elle point été  ouverte ,et n’avez-vous point vu les portes des ténèbres ?
dit que nos sens sont les portes de la mort , parce que c’est par eux que la mort du péché entre dans notre âme , suivant ces paroles de Jérémie :
la mort est montée par nos fenêtres , et il ajoute , qu’ils sont appelés les portes des ténèbres du péché .
 
Saint Grégoire dit la même chose , et c’est une façon de parler ordinaire aux Saints , tirée de la philosophie , 
qui veut qu’il n’y ait rien dans l’entendement,qui n’ait passé auparavant par les sens.

 
Quand les portes d’une maison sont bien fermées et bien gardées,tout y est en sureté , mais si on les laisse ouvertes,que personne ne les garde,
et que tout les monde puisse entrer et sortir à tout heure,on ne sera point en assurance dans cette maison,ou du moins on n’y sera pas en repos,avec ces entrées et ces sorties si fréquentes.
 
il en est de même ici : ceux qui auront soin de bien garder les portes de leurs sens,vivront dans la piété et dans la douceur de la paix intérieure ,
mais ceux qui négligeront de les garder, n’auront ni paix ni repos dans le cœur : c’est pourquoi le sage nous avertit de garder notre cœur avec
toute sorte de soin , parce que c’est la source de la vie .
 
Or, le cœur se garde en gardant bien les portes des sens,suivant le sentiment de Saint Grégoire,qui dit que pour conserver la pureté de notre
cœur,il faut prendre garde de ne point laisser échapper nos sens au-dehors.
 
Accoutumez vos yeux,dit Saint Dorothée,à ne point se porter de coté et d’autre sur des choses vaines,et aux quelles vous n’avez point d’intérêt ,
car cela ne sert qu’à vous détourner de vos plus saintes occupations,et à les rendre infructueuses .
 
Si vous n’avez soin que les portes de vos sens soient bien gardées,tout ce que vous avez amassé en beaucoup de temps,et avec beaucoup de peine,
s’échappera aisément par-là,et vous vous trouverez les mains vides.
 
On perd bientôt  par la négligence ce que l’on a acquis par la grâce ,avec beaucoup de difficulté et de travail.
 
Evitez de parler trop,dit Saint Dorothée,parce que cela vous détourne de toutes vos saintes pensées,et étouffe entièrement
en vous toutes les inspirations du ciel.
 
Mais un silence continuel,dit Saint Bernard , et le repos dont on jouit quand on est absolument délivré du tumulte et
de l’embarras des choses du siècle,élèvent nécessairement notre cœur à la méditation des choses du ciel .
 
il dit encore en un autre endroit,que les yeux baissés vers la terre font élever le cœur au ciel,et certainement nous éprouvons
tous les jours,que quand nous tenons les yeux baissés par modestie , nous en sommes plus recueillis au-dedans,et plus touchés de dévotion.
 
C’est par cette raison que les anciens Pères du désert,au rapport de Cassien,disaient que celui qui voulait acquérir la perfection,
conserver la pureté de cœur,et demeurer dans le recueillement d’esprit,devait être aveugle,sourd et muet,perce que les portes
des sens étant ainsi fermées,son âme ne serait souillée de rien,et serait plus libre et plus dégagée pour converser avec Dieu.
 
Mais comment pourrons-nous,me dira quelqu’un,être sourds,muets et aveugles,nous qui avons tant de commerce avec le prochain,
et qui,par conséquence,sommes obligés que nous ne voudrions pas ?
Le remède est de les voir comme si on ne les voyait pas,et de les entendre comme si on ne ne les entendait point,
de n’y point laisser attacher son cœur,mais de les en chasser aussitôt,sans souffrir qu’elles s’y arrêtent un moment .
 
Saint Ephrem, raconte à ce sujet,qu’un solitaire demandait un jour à un ancien père ce qu’il devait  faire,
parce que son abbé lui commandait d’aller tous les jours au four,pour aider au boulanger,et que cependant il y venait
des jeunes gens de dehors,qui tenaient plusieurs discours licencieux,et qu’il ne lui était pas honnête d’entendre.
 
N’avez-vous jamais vu de jeunes enfants en classe,lui répondit le vieillard,et n’avez-vous pas pris garde au bruit qu’ils
font tous en répétant la leçon qu’ils doivent réciter à leur maitre .
 
Chacun songe à la sienne,sans se tourmenter de celle des autres,parce qu’il sait que ce n’est que la sienne qu’il doit rendre compte.
faites de même : ne vous inquiétez point de ce que font les autres,ni de ce qu’ils disent,songez seulement à faire votre devoir,car ce
n’est que de cela seul que vous rendez compte à Dieu .
 
On rapporte de Saint Bernard,qu’il avait le cœur tellement attaché à Dieu,qu’il voyait sans voir,et entendait sans entendre .
il semblait qu’il eut perdu l’usage des sens,au bout d’une année de noviciat,il ne savait si le plancher de sa cellule était de bois
ou de plâtre,il y avait trois ouvertures de vitres dans l’église,il ne s’aperçut jamais qu’il y en eut plus d’une,il avait marché presque tout
un jour le long d’un lac,avec quelques autres religieux,et lorsqu’ils lui parlèrent ensuite de ce lac,il leur demanda de quel lac ils voulaient parler,
il ne s’en était pas aperçu dans tout un jour .
 
On raconte de l’abbé Pallade,qu’il demeura vingt ans dans une même cellule,sans jamais lever les yeux au plancher.
de cette sorte,quelque commerce que nous ayons avec le monde pour le salut du prochain,nous serons sourds,muets et aveugles,
et rien de tout ce que nous pourrons voir ou entendre,n’empêchera notre progrès spirituel.
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Re: Pratique de la perfection Chrétienne

Message par chouan le Dim 28 Mai - 10:19

R.P. Alphonse Rodriguez s.j. De la Compagnie de Jésus extrait de "Pratique de la perfection chrétienne", tome V. Chapitre X . (pp.115,116)
 
C’est aussi un acte très-excellent d’amour du prochain,parce que de même que l’amour de Dieu consiste à se réjouir de tout ce qui tourne à la gloire de Dieu,et à s’affliger de tout ce qui l’offense,de même l’amour du prochain consiste à se réjouir du bien de son prochain,et à s’affliger de ses véritables maux,qui sont les péchés,et à les empêcher autant que l’on peut.
C’est pourquoi les Saints disent,que pour connaitre si on aime son prochain,il suffi d’examiner si on s’afflige des fautes de son prochain,et si on se réjouit de ses bonnes œuvres et de son progrès dans la vertu.
En effet,la véritable marque que vous aimez votre frère,est que vous ayez autant de joie de son bien que du vôtre,et autant de douleur de ses maux que des vôtres,c’est là véritablement aimer son prochain comme soi-même,et c’est ainsi qu’en usait l’Apôtre,quand il disait : Qui est celui d’entre vous qui devient faible,sans que je me rende faible avec lui ? Qui est celui qui souffre,sans que je souffre également ?
Qui est celui,dit la glose en cet endroit,qui devient faible à l’égard de la foi ou de quelque autre vertu,sans que je devienne faible avec lui,c’est-à-dire,sans que je m’en afflige,comme si c’était moi-même ? et à qui est-ce qu’il arrive quelque chose de fâcheux,sans que je me sente déchiré de tendresse et de compassion ?
Saint Chrysostome dit,que le zèle du salut des âmes est d’un si grand prix,que quand on donnerait tout son bien aux pauvres,et qu’on passerait toute sa vie dans l’exercice de toutes sortes d’austérités, ce ne serait encore rien en comparaison du zèle des âmes.
Autant que l’âme l’emporte par-dessus le corps,autant ceux qui remédient aux nécessités de l’âme,par la confession,par la prédication et par la pratique des autres œuvres spirituelles de miséricorde,l’emportent par-dessus ceux qui soulagent les besoins du corps par leur aumônes.
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Re: Pratique de la perfection Chrétienne

Message par chouan le Jeu 1 Juin - 13:33

Dict. de THÉOLOGIE MORALE 1861. Par l’Abbé B. Philip . Chanoine Titulaire et vicaire général honoraire de PAMIERS et de PERPIGNAN .TOLBA ET HATON , Librairie éditeur .
Bref de N S.P Le Pape Pie IX, le 14 Septembre 1857 . Approbation de Mgr l’évêque de PERPIGNAN le 6 novembre 1857.
De Mgr l’évêque de PAMIERS le 17 octobre 1857. Lettre de Mgr l’évêque de NIMES le 23 décembre 1857.
 
Amour du prochain,ou charité fraternelle. p.35 écrit :
 
Il faut préférer aux étranger nos parents,notre père,notre mère,nos amis,nos domestiques,nos concitoyens,à ceux qui ne le sont point.
Avant de terminer cet article,je crois qu’il est bon de faire observer que,si la charité est due à tout nos frères,il n’en est pas ainsi de l’amitié,qui établit entre ceux qu’elle unit des relation si intimes et qui sont si étendues.
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Re: Pratique de la perfection Chrétienne

Message par chouan le Sam 17 Juin - 11:56

Discours de S. Grégoire de Nazianze sur l'excellence du Sacerdoce et les devoirs des Pasteurs, Tome I (Paris, Ph. N. Lottin & J. H. Butard / Brunet, 1747), Première Partie, Section XXIV, p. 180 a écrit:

[Commentaire dans la marge : "Il est une paix honteuse qui nous rend amis des hommes et ennemis de Dieu."]

Je sais en effet que souvent l'Esprit saint anime lui-même au combat les hommes les plus modérés et les plus pacifiques, et qu'il vaut mieux soutenir une guerre juste, où il n'y a que de la gloire à acquérir, que d'en venir à une paix honteuse, qui ne rétablirait l'union et la concorde parmi les hommes, qu'aux dépens de celle qu'ils doivent entretenir avec Dieu.

( source : https://archive.org/stream/bub_gb_5v88AAAAcAAJ#page/n235/mode/2up )
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Re: Pratique de la perfection Chrétienne

Message par chouan le Mar 20 Juin - 17:02

EXPLICATION HISTORIQUE,DOGMATIQUE,MORALE,LITURGIQUE ET CANONIQUE, DU CATÉCHISME.
PAR L'ABBÉ AMBROISE GUILLOIS.Ouvrage offert a S.S Pie IX,Honoré par elle d'un bref de remercîment et revêtu de l'Approbation de plusieurs Cardinaux, Archevêques et Évêques.
Dixième Édition.PARIS.H,VRAYET DE SURCY,ÉDITEUR, 1864.TOME.III. p.570. (De La Prière En Général) a écrit :


D. Quel est,après les sacrements,le moyen par lequel nous pouvons encore obtenir la grâce de Dieu ? – R. Le moyen par lequel nous pouvons encore obtenir la grâce de Dieu,c’est la prière.

EXPLICATION: Les sacrements ne sont pas les seuls moyens d’obtenir la grâce,c’est-à-dire les secours dont nous avons besoin pour éviter le mal,pratiquer les vertus chrétienne
et garder les commandements.Nous pouvons l’obtenir encore par la prière,qui,lorsqu’elle est bien faite,peut tout sur le cœur de Dieu et le porte à verser sur nous ses faveurs et ses dons
.

 
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