Quizz pour Eric (TD)

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Quizz pour Eric (TD)

Message par chouan le Jeu 18 Jan - 15:22

Sujet: L'Indochine Française (1858-1954)

Eric le Lun Jan 15 2018, 18:07
Et, vas y mon cochon !
Édites tes posts (sans préciser pourquoi) comme toutes les salopes (de ta race) le font !!!!

Eric le Lun Jan 15 2018, 18:35
Tu penses pouvoir me faire chialer, petit troll ?! Je t'ai capté, la cause est entendue ! ON VOUS CONNAIT !  

Eric le Dim 14 Jan 2018, 6:25 pm
Çà va pas bien, hein !
Tu penses que les types sont venu patauger dans la marde et dans le sang en Indochine (par exemple) pour chercher a avoir des décorations militaire et par vanité !!!!


- Suite a ton refus en faux jeton de réponde a mon courriel envoyé sur ta boite E-mail perso , je te repose la question ci-dessous :


Arrow
Est-ce que le Viêt-Nam avait vocation a être totalement indépendant de la tutelle Française politique et militaire  Question  
 

Au delà de la question politique du communisme. .

Une réponse par Oui ou Non sera parfaite et sans discussion puérile.Ainsi les choses seront claires d'une façon ou du autre pour moi et ainsi que pour d'autre personnes plus directement intéressées par ta réponse.Histoire que la cause soit entendue !.. .  


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Re: Quizz pour Eric (TD)

Message par chouan le Ven 19 Jan - 1:53

A écouter dès 0 minutes 58 secondes a 1 minutes 45 secondes.La réalité et la notion de justice catholique élémentaire la amené a mortifier un minimum son orgueil.

Toutefois, prétende  remettre le drapeau de la répoublick suite a la répression criminelle des patriotes ( pour un certain nombre Catholique ) Vietnamien !?    Very Happy
parallèlement , le 23 Octobre 1945 ,répression des nationaliste annamites à Saigon. Le Việt Minh, dominé par les communistes, désormais sans rival, devient alors la principale organisation militante anticoloniale

A la différence du faux-cul d'Eric sur TD ,Holeindre a L'honnêteté malgré son orgueil de reconnaître un minimum de justice concernent la vocation du Viêt-Nam a demeurer indépendante de la tutelle (répoublick) Française politique et militaire  !...


la répoublick Française n'a pas voulu faire intelligemment les choses pour au moins garder une considération morale ,la providence a permis que ces soldats soit eux-meme abandonnés et châtié de façon spectaculaire à Diên Biên Phu avec les conséquences affreuses pour les supplétifs Vietnamien .Car Holeindre malgré tout est rentrée au pays et a reçu sa belle médaille d'Indochine !... Mais les supplétifs avec leurs familles entières Vietnamien de Holeindre ?????   No camps de rééducation pour le moins.

Pour rappel : En 1946 rencontre à Hà Nội entre Hô-Chi-Minh et le Général Leclerc.


en présence de Jean Sainteny dans la soirée du 18 mars


Février 1948 Nommé gouverneur général de l'Indochine,l'Amiral Thierry d'Argenlieu s'entretien à son arrivé sur le terrain avec son prédécesseur le Général Leclerc.

l'abandon des supplétifs et de leurs familles (femme et enfant) a coup de crosse de Fusil MAS 36 sur les ridelles des TRM  pour les empêcher de fuir avec l'armée Française. ( dixit Hélie Denoix de Saint Marc , Les champs de braise ) de mémoire a peu près. (ouvrage lu et dédicacé fin année 90 )

Cela mérite bien une médaille d'Indochine non !??  




A la suite,Henry Cabot Lodge,ambassadeur des USA au Sud-Vietnam a organisé en 1963 l’assassinat du Président  Catholique du Sud-Vietnam  Diem  !..
( en 1956 Diem avait liquidé en grande partie les anciennes cellules vietminh du delta du Mékong !... )



Le président Ngo Dinh Diem a été le fondateur de la République du Vietnam, installant des millions d'immigrés nord-vietnamiens, faisant passer le Sud de la guerre à l'âge d'or de l'histoire moderne, jetant ainsi les bases. économique, éducatif, culturel, social pour le Sud libre.

Tổng thống Ngô Đình Diệm là người có công sáng lập Việt Nam Cộng Hòa, công định cư hàng triệu người Bắc di cư, công đưa miền Nam từ chiến tranh sang một thời kỳ vàng son nhất trong lịch sử cận đại, công xây dựng nền tảng kinh tế, giáo dục, văn hóa, xã hội cho miền Nam tự do.


Mais les américains nous mettent  dehors pour prendre notre place pour organiser presque 15 ans de saloperies !..(dont le crime de guerre de Mỹ Lai dans la province de Quang Ngai, en est devenu un symbole US) toutefois, les Yankees rentrées au pays on perçu leurs médailles non et sans vanité non !?... lol!


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Re: Quizz pour Eric (TD)

Message par chouan le Ven 19 Jan - 7:39

A lire :



Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam
Auteur : André BOUNY
Préface : Howard ZINN
Avant-propos : William BOURDON
N° ISBN : 978-2-917112-11-3


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Re: Quizz pour Eric (TD)

Message par chouan le Ven 19 Jan - 14:47

Les Américains, qui se rendirent  au Vietnam avec une confiance sans bornes et outrecuidante .Quel que fût l’objectif de la guerre,l’omnipotence américaines triompherait,ils n’en doutaient pas, Philip Caputo ,alors jeune lieutenant des marines,se souvient du sentiment que ses camarades et lui éprouvèrent en débarquant à Da Nang,au printemps 1965 : En marchant vers les rizières,nous emportions,en plus de nos sacs et de nos fusils,la conviction implicite que le Viêt-Cong pouvait être rapidement battu.Pourtant,les marines et l’opinion américaine commencèrent à comprendre que le défi n’était pas aussi simple.Le conflit apparemment sans détours dégénéra bientôt en une longue guerre d’usure,épuisante et indécise,qui sembla de plus en plus vaine.D’ailleurs le président Johnson n’en continua pas moins à exprimer sa détermination,son optimisme et les troupes américaines à combattre et à mourir tandis que la guerre engendrait son propre engrenage.A mesure que la lutte se prolongeaient,la foi de l’Amérique en son invincibilité s’évanouissait.Et le Lieutenant Caputo ,reflétant l’état d’esprit des soldats américains sur le champ de batailla,ajoute : Nous avons gardé les sacs et les fusils,la conviction,nous l’avons perdue !..


https://en.wikipedia.org/wiki/A_Rumor_of_War


https://en.wikipedia.org/wiki/Philip_Caputo

A l'époque Française ,l'organisation du vice s'était essentiellement cantonnée à Cholon,ou le Bình Xuyên et ses acolytes chinois dirigeaient les casinos ,les bordels,les fumeries d'opium et versaient un pourcentage des profits à l'empereur Bao Dai ,considéré comme empereur fantoche des Français.Les Français maintinrent également une institution bien connue sous le nom de B.M.C,(Bordel Militaire de Campagne ),établissement ayant l'autorisation de travailler pour la troupe.Mais les américaines étaient trop puritain pour reconnaitre officiellement le droit au sexe.Aussi les bars,les boites de nuit et les salons de massages proliféraient-ils à Saigon,Da Nang et partout ou le soldat américains se rassemblaient.Les filles se composait principalement de jeunes paysannes pauvres attirées par la perspective de gagner plus en une semaine que leur père en un an.Plusieurs éminents diplomates et officiers américains adoptèrent des compagnes vietnamiennes,généralement d'élégantes saigonnaises utilisant leur liaison pour accéder au luxe.
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Re: Quizz pour Eric (TD)

Message par chouan Hier à 3:53

Les Français commirent l'erreur de prendre leurs ennemis vietnamiens pour,disait Jules Ferry ,de simples bandits,dépourvus de sentiments patriotiques.De meme les stratèges américains ne verraient plus tard dans Hô-Chi-Minh  qu'un instrument des Soviétiques.Ces erreurs provinrent en grande partie d'une ignorance de l'histoire vietnamienne,longue et tortueuse suite de conflits et de compromis qui donna aux Vietnamiens un sens profond de leur identité.

L'Indochine, comme son nom l'indique,fut le lieu ou s'affrontèrent deux grandes civilisations d'Asie : celle de l'Inde et celle de la Chine.Marchands et missionnaires des deux pays convergèrent vers la péninsule,dont ils influencèrent la "religion",la langue,les coutumes,l'art et le commerce.L'Inde imprima sa marque sur le Laos,le Cambodge et meme sur le royaume de Champa,qui prospéra sur la cote d'Annam jusqu'à ce que les Vietnamiens le détruisent.La Chine laisa son empreite sur le Vietnam,que la géographie isolait de la sphère d'influence indienne.Le Vietnam fait remonter sa création à des roaumes légendaires gouvernés par des monarchies mythiques.Les Vietnamiens entretiennent cette mythologie dans le dessein de démontrer que leurs racines national sont aussi profondes que celles des Chinois,leurs rivaux ancestraux.

Le 24 mars 1945, De Gaulle fait une déclaration évoquant la liberté de l’Indochine, mais en termes très vagues, et surtout en repoussant l’idée de l’unification des 3 Ky. Il évoque son projet de création d’un Commonwealth à la française, l’Union Française, qui ne sera officiellement constituée que le 27 octobre 1946.Le 2 août 1945, lors de la conférence de Postdam à laquelle De Gaulle n’est pas convié, les Alliés décident que les Britanniques et les Chinois seront chargés de désarmer les Japonais (les Britanniques au Sud du 16° parallèle et les Chinois au Nord). Le 16° parallèle passe à 50 kilomètres au Sud de Hué, la capitale de l’empire d’Annam.

Le 13 août 1945, le parti communiste Vietminh constitue un Comité de Libération du peuple vietnamien.S’ensuit du 17 août au 3 octobre une période de troubles : Tant à Hanoï qu’à Saïgon, les vietnamiens et les colons commettent de nombreuses et graves exactions, aucune des armées présentes ne voulant assurer le maintien de l’ordre.Aux environs du 16 août, le Vietminh envoie aux autorités françaises un télégramme proposant des mesures transitoires avant une indépendance envisagée dans un délai de 5 à 10 ans. On lui répond que le gouvernement français accepte de négocier. Mais Ho Chi Minh part pour Hanoï et aucune suite n’est donnée à cet échange jusqu’au 28 septembre.Le 25 août, Bao Daî est contraint d’abdiquer en faveur du Vietminh.Le 2 septembre à Hanoï, Ho Chi Minh proclame la République Démocratique du Viet-Nam (RDVN).

Pour les trois Ky, voici l’évolution des évènements jusqu’en mars 1947 :

D’août 1945 à février 1946, le Vietminh se rend progressivement maître des montagnes et des campagnes du Nord et du Centre du Vietnam.
Le général de corps d’armée Philippe Leclerc de Hauteclocque, nommé Commandant en Chef le 15 août 1945, arrive avec un corps expéditionnaire le 5 octobre 1945, et se rend maître de la situation, au moins dans le Sud et le Centre du Vietnam. Le vice-amiral Thierry d’Argenlieu, nommé Haut-Commissaire de France en Indochine le 15 août 1945, arrive à Saïgon le 30 octobre. Les deux hommes ont été nommés le même jour par De Gaulle qui a voulu expressément que le Commandant en Chef soit sous les ordres du Haut-Commissaire. Les deux hommes ne s’entendent pas et le fait que Leclerc ait quatre étoiles et d’Argenlieu seulement trois n’arrange pas les choses. Ce point protocolaire sera résolu quand Thierry d’Argenlieu sera nommé vice-amiral d’escadre en mars 1946.
Le général de brigade Raoul Salan, délégué militaire du haut-commissaire, s’installe à Hanoï le 1° septembre.

Pour se soustraire à la pression chinoise qu’il juge très dangereuse, Ho Chi Minh entame le 28 septembre 1945 des négociations secrètes avec la France : Le 6 mars 1946, sous le gouvernement de Félix Gouin (président du gouvernement provisoire depuis le départ du général De Gaulle le 20 janvier 1946) et sur l’insistance du général Leclerc, est signé à Hanoï un projet d’accord entre la France, représentée par Jean Sainteny, Commissaire de la République au Tonkin, et l’auto-proclamée République Démocratique du Viêt-Nam représentée par MM. Ho Chi Minh et Vu Hong Khanh. Ce document est modestement intitulé « Convention préliminaire franco-vietnamienne ». Il est complété le même jour par un accord annexe, signé par Jean Sainteny, le général Salan et le général Vo Nguyen Giap, précisant la mise en œuvre militaire de la Convention.
On peut s’étonner que, lors du débat parlementaire de mars 1947, Paul Ramadier, déclarant le document du 6 mars 1946 « caduc », ait employé le terme emphatique de « traité ».
Mais l’amiral d’Argenlieu n’accepte pas les documents signés le 6 mars 1946, spécialement l’accord annexe qu’il considère comme un « Munich indochinois ». De son côté, le général Leclerc déclare : « Nous serons embourbés dans cette guerre » et préconise la poursuite des négociations. Ce qui provoque une violente dispute entre les deux hommes.

Le 18 mars 1946, après deux semaines de négociations avec la RDVN, Leclerc et son armée entrent à Hanoï. Il rencontre aussitôt Ho Chi Minh. On peut alors espérer que le conflit vietnamien est en voie de règlement.Thierry d’Argenlieu rencontre Ho Chi Minh en baie d’Along le 24 mars et élude toute suite immédiate à la convention du 6 mars. Bien que présent sur le croiseur Émile-Bertin, le général Leclerc n’est pas invité à participer à ces entretiens.Offensé par l’attitude de l’amiral, le général Leclerc lui écrit le 1° avril pour affirmer sa volonté de jouer franc-jeu avec les Annamites.A la demande de l’amiral d’Argenlieu, un deuxième accord annexe est signé le 3 avril par le général Salan et le général Giap pour préciser « provisoirement » les conditions d’application de la convention du 6 mars. Naturellement, ce deuxième accord est moins favorable au Vietminh que le précédent.A deux reprises, le 25 avril et le 8 juin, le général Leclerc avait écrit au gouvernement, avec copie au général de Gaulle, pour demander sa relève. En réponse à sa première lettre, De Gaulle avait conseillé le 3 juin : « Tenez quelque temps encore… ».

Après l’échec de la conférence de Dalat du 17 avril au 11 mai, Ho Chi Minh demande avec insistance de négocier directement avec le gouvernement français. Il vient à Fontainebleau le 6 juillet. Cette conférence se termine par un constat d’échec le 14 septembre, l’amiral d’Argenlieu ayant tout fait pour la torpiller :

– en suscitant le 1° juin 1946 la création d’une République Autonome de Cochinchine sous la présidence du docteur Nguyen Van Thinh, voulant ainsi tirer profit de la traditionnelle rivalité entre Tonkinois et Cochinchinois,en réunissant au même moment la 2° conférence de Dalat du 1° au 15 août.

Le 14 septembre, veille de son départ, Ho Chi Minh signe avec Marius Moutet un modus vivendi qui ne sera pas appliqué en Cochinchine et sera appliqué avec de grandes difficultés au Tonkin jusqu’au 20 novembre.Le 12 juillet 1946, le général Leclerc est nommé Inspecteur des forces terrestres en Afrique du Nord. Il reçoit sa cinquième étoile le 14 juillet, et quitte l’Indochine le 19 juillet. Le général de division Jean-Etienne Valluy devient le nouveau Commandant en Chef.

Ensuite, les relations franco-vietnamiennes sont fortement mises à mal par le bombardement injustifié de Haïphong : Le 20 novembre lors du contrôle douanier d’une jonque de contrebandiers, des coups de feu sont échangés entre les troupes françaises et l’armée régulière vietnamienne. Pendant 48 heures, la ville est en ébullition : on tire de partout. Le 23 novembre, le général Valluy (assurant l’intérim du haut-commissaire Thierry d’Argenlieu alors en déplacement à Paris) passe outre à l’avis défavorable du général de division Louis Morlière (Commissaire de la République par intérim au Tonkin) et, court-circuitant ce dernier, fait donner l’artillerie de l’Armée de Terre, puis quelques heures plus tard l’artillerie navale. Ce bombardement aurait fait 6.000 morts.
La ville de Hanoï est en effervescence : chacun se prépare à un affrontement que l’on sent imminent.

Émile Bollaert est nommé Haut-Commissaire de France (gouverneur général) en Indochine le 5 mars 1947.



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Re: Quizz pour Eric (TD)

Message par chouan Hier à 16:45

Le Général De Gaulle venait de mettre son immense "prestige" derrière un nouveau partie politique,le Rassemblement du Peuple Français,qui s'opposait fermement à l'abandon du Vietnam.L'opinion publique française était elle aussi pour une ligne ferme afin de retrouver la fierté national perdu dans la défaite de 1940 et l'occupation de l'Indochine par les Japonnais.Les Communistes français partageaient ce sentiment et Maurice Thorez ,vice-président du Conseil du gouvernement Ramadier,contresigna une directive ordonnant un action militaire contre le Viet-Minh.La France fut aussi entrainée dans la guerre par un régime socialiste trop instable pour faire front à ses adversaires conservateur.

De retour à Paris,le Général Leclerc lança cet avertissement: L'anticommunisme demeurera un levier sans appui aussi longtemps que le problème national n'aura pas été résolut.  Exclamation

Mais nul ne voulut l'entendre !...Chose qu'un Roger Holeindre n'a strictement pas compris par orgueil et qu'un Hélie Denoix de Saint Marc a commencé a comprendre sur le terrain clairement .

Fait cocasse  :

sur Wikipedia la liste des maires de Cahors et l'article sur la ville de Cahors, la "résistance" et la "libération" ont eu comme effet et résultat immédiat l'installation d'un maire communiste à Cahors (et un deuxième quelques années plus tard) : "Après la Libération les maires de Cahors seront M. Teysseyre (Communiste) (1944-1945) (...)", "Zacharie Lafage (PCF) (1955-1959) (...)". Et donc les "résistants" et "libérateurs" venant d'installer un maire communiste dans le fauteuil du maire à Cahors, étaient envoyés au Vietnam pour en déloger le Communisme ???...


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Message par chouan Aujourd'hui à 2:03

Accord de Genève Juillet 1954 - Mendès France et Zhou En-Lai

Le 21 juillet 1954 se termine la conférence de Genève et avec elle la guerre d'Indochine.

La conférence s'est ouverte le 26 avril avec les délégués de 19 nations, Georges Bidault (France), Anthony Eden (GB), John Foster Dulles (USA), Molotov (URSS), Zhou Enlai (Chine)... en vue de régler les deux grands conflits de l'après-guerre, celui de Corée, inauguré par l'attaque communiste du 25 juin 1950, et celui d'Indochine, qui remonte à l'automne 1946.

Elle n'aboutit pas en ce qui concerne la Corée. Il en va différemment en ce qui concerne l'Indochine, où s'affrontent l'armée française et les communistes de Hô Chi Minh.

La délégation française est d'abord dirigée par Georges Bidault, puis par Pierre Mendès France, nouveau président du Conseil et ministre français des affaires étrangères (radical-socialiste). Bien qu'affectés par la chute du camp retranché de Diên Biên Phu, le 7 mai 1954, pendant les négociations, les Français concluent une série de conventions avec le parti de Hô Chi Minh, le Vietminh :

– La France s'engage à évacuer très vite ses troupes.

– Le Viêt-nam , principal État d'Indochine, doit être partagé temporairement en deux États séparés par le 17e parallèle, avec une zone démilitarisée de cinq kilomètres de part et d'autre.

– L'autorité de Hô Chi Minh est reconnue sur le nord, qui devient officiellement une république « démocratique » sous gouvernement communiste (capitale: Hanoi). Le sud (capitale : Saigon) a pour chef d'État l'ex-empereur de l'Annam, Bao Dai, et un régime pro-occidental.

– Il est enfin prévu des élections générales et un référendum avant le 20 juillet 1956 (deux ans plus tard) en vue de permettre aux Vietnamiens de choisir leur régime politique dans le cadre d'un Viêt-nam réunifié !

Une déclaration finale en treize points, non signée par les participants, prend acte des accords et une commission internationale de contrôle présidée par l'Inde, avec le Canada et la Pologne, est chargée de s'assurer de leur exécution.

Les accords de Genève mettent un terme à la guerre d'Indochine. En près de dix ans, celle-ci aura coûté à l'armée française 92 000 hommes, dont 19 000 Français de la métropole, 30 000 Africains et légionnaires, sans compter 114 000 blessés et 30 000 prisonniers. Malgré cela, au moment de la signature des accords de Genève, le corps expéditionnaire français conserve sur place 561 000 hommes. Les victimes vietnamiennes ont été quant à elles évaluées au nombre d'environ 500 000.



Les États-Unis se désolidarisent de la déclaration finale mais acceptent de ne pas entraver les accords tout en se réservant le droit d'intervenir en cas d'agression communiste. C'est que l'avenir reste incertain :

– Autorisé à démobiliser sur place, le Vietminh conserve une influence très grande au sud. Il demeure une menace pour le gouvernement de Saigon. Celui-ci, tenu à l'écart des accords de Genève, dénonce ceux-ci et qualifie le 20 juillet de « jour de la honte ».

– Le Président du gouvernement de Saigon, Ngo Dinh Diem, rencontre en Mai 1955 le Général Collins USA à Saigon et refuse d'ailleurs de procéder aux élections. C'est ainsi que s'éloigne la perspective d'une réunification pacifique et que se creuse au fil des années le fossé entre les deux gouvernements vietnamiens.



La rupture des accords de Genève va déboucher sur une deuxième guerre d'Indochine avec la participation active des États-Unis. Elle sera plus meurtrière et plus longue que la précédente.


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Re: Quizz pour Eric (TD)

Message par chouan Aujourd'hui à 2:35

Cela n'est qu'un petit résumé formulé de façon disparate et Extrêmement bref  Exclamation    ( trop certainement vis-a-vis de la genèse de cette guerre et la chronologie qui a suivie )

Toutefois, que penser de cette guerre comme Catholique principalement ?

Arrow
Est-ce que la guerre d'Indochine demeurait une guerre juste au regard de la doctrine Catholique  Question

Il y a guère de contestation possible au regard de la Sainte Doctrine Catholique que la guerre menée au Vietnam par les Américains (1960-1975) soit une guerre totalement injuste.Ainsi, il y a une certaine indécence morale pour le moins a un vétéran américain d'osée se pavaner avec ses "médailles" de guerre du Viet-Nam.

Mais,la question demeure moins évidente concernent l'engagement militaire de la répoublick "Française" 1946-1954 en Indochine,déjà au regard de la genèse de sa présence en Indochine.Toutefois, il ne peut y avoir que deux possibilités !.. Soit :Oui ou Non point.
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Re: Quizz pour Eric (TD)

Message par chouan Aujourd'hui à 15:52

SAINT THOMAS D'AQUIN ET LA GUERRE - R P. Thomas PÈGUES, 0. P. Maître eu Théologie Membre de l'Académie romaine de Saint-Thomas d'Aquin. Professeur de Saint Thomas au Collège angélique (Rome)
PARIS PIERRE TÉQUI, LIBRAIRE-ÉDITEUR.1916.CHAPITRE SECOND.La Guerre juste.pp.8-17,a écrit :


La guerre, on son sens strict le plus précis, ou la guerre telle qu'on l'entend quand on prononce ce mot sans rien qui le restreigne, ce qu'on veut signifier quand on dit simplement la guerre, c'est une intervention à main armée d'Etat à Etat. De tous les actes qui peuvent émaner des êtres humains, il n'en est point, dans l'ordre temporel, qui soit plus grave et aux conséquences plus formidables. Ici, ce n'est pas seulement la tranquillité des hommes qui est en cause et la paisible jouissance des biens de la vie, ce sont tous ces biens eux-mêmes sans exception, et leur condition la plus essentielle, la vie, sans laquelle tous ces biens ne sont rien, et non pas seulement la vie d'un homme ou de quelques hommes, mais la vie d'une multitude innombrable d'hommes : toute guerre entraîne avec elle nécessairement, bien qu'à des degrés divers, tous ces maux,même pour la nation ou le peuple qui l'emportent dans le combat et qui ont le bénéfice de la victoire. Quant à l'Etat qui est vaincu, la guerre peut amener jusqu'à sa transformation radicale. Et s'il est vrai que la vie corporelle d'un homme est un si grand bien, parce qu'elle est le fondement ou la condition essentielle de tous ses autres biens en ce monde, de telle sorte que sa perte est le pire des maux, la vie ou l'être d'un Etat comme tel sera, dans l'ordre temporel, un tel bien que sa perte devra être tenue, par ceux qui lui appartiennent, comme le mal suprême, dans cet ordre-là, comme la somme de tout mal. Saint Thomas, voulant montrer la grandeur et la légitimité de l'acte qui a pour objet le salut de l'Etat, condense sa pensée en cette admirable formule, que « le salut de l'Etat » ou sa permanence dans l'être et la vie qui sont les siens, « empêche le meurtre d'un grand nombre et des maux innombrables soit spirituels soit temporels ». Aussitôt une question se pose : la guerre, qui, nécessairement, entraîne avec elle de tels maux, et qui, parfois, amène jusqu'à la ruine de l'Etat comme tel, n'est-elle pas essentiellement chose mauvaise; pourrat-elle jamais être chose bonne ou qui puisse être directement voulue? Nous avons dit que la guerre est une intervention à main armée d'Etat à Etat. Il suit de là immédiatement que jamais un particulier comme tel n'a le droit d'organiser ou de faire la guerre. Toute intervention à main armée, qui se ferait par les citoyens d'un Etat quelconque au sein d'un autre Etat, si elle est due à toute autre initiative que celle de l'Etat lui-même auquel ces citoyens appartiennent, est essentiellement injuste. Il faudra donc toujours, comme première condition d'une guerre juste, qu'elle soit vraiment d'Etat à Etat, c'est-à-dire qu'elle se fasse sous la responsabilité consciente des deux pouvoirs souverains traitant de l'un à l'autre. Il est aisé de voir, du même coup, que l'attaque brusquée, au sens absolu de ce mot, sera toujours un acte injuste; car la gravité exceptionnelle de l'acte qu'est la guerre demande que toutes les voies ou tous les moyens pacifiques aient été épuisés avant de recourir à une telle extrémité. Il faudra que s'il y a des causes de litige entre les deux Etats, ces causes aient été examinées ci. discutées ensemble entre les deux pouvoirs souverains et qu'on ne recoure à la voie des armes que s'il est impossible d'aboutir, par une autre voie, à la solution du conflit. Dans celle discussion préalable, la condition requise par-dessus tout sera la droiture d'intention et la bonne foi. Si, en effet, on engageait les pourparlers d'Etat à Etat avec l'intention secrète, préalablement arrêtée, d'aboutir à une lutte armée, et que les griefs soulevés ne fussent que des prétextes, il est évident que dans ce cas on voudrait la guerre pour elle-même et non pour une cause juste. Or, il n'est qu'une raison qui puisse légitimer la guerre ou l'intervention armée d'un Etat par rapport à un autre Etat: c'est une cause juste. Mais que faut-il entendre par ces mots : une cause juste? Suffira-t-il, par exemple, qu'un Etat se considère comme ayant des besoins ou des droits nouveaux en raison du nombre de ses sujets ou de leurs qualités soit individuelles soit collectives, de telle sorte que si les autres Etats refusent d'accéder à ses prétentions, il puisse immédiatement, sinon même avant toute requête, envahir leur territoire ou leurs possessions, Et s'en emparer, afin de substituer sa propre vie, réputée supérieure, à la leur, déclarée inférieure? Une telle doctrine est la destruction de tout droit et de toute morale dans l'ordre social. Si la vie d'un individu humain et ce qui lui appartient sont choses sacrées qui doivent être respectées par tous, combien plus la vie d'un Etat, quel que soit d'ailleurs cet Etat, et les biens qui sont à lui doivent s'imposer de la façon la plus absolue au respect de tous. Et de même que pour l'individu humain, il n'y a qu'une raison de faute de sa part qui puisse légitimer un acte de rigueur à son endroit, qu'il s'agisse de sa personne, ou qu'il s'agisse de ses biens; de même l'intervention à main armée, pour être justifiée à l'endroit d'un Etat quelconque, demandera, de toute nécessité, qu'une faute proportionnée, de la part de cet Etat, l'ait rendue indispensable. Et voilà donc l'unique raison qui pourra légitimer une guerre et la rendre juste, du côté de son motif ou de la cause qui la fait entreprendre : une faute dont l'Etat qu'il s'agit de combattre est responsable et qu'il refuse injustement de réparer. Saint Thomas est formel là-dessus. « Pour qu'une guerre soit juste, déclare-t-il, une cause juste est requise; c'est-à-dire que ceux contre qui l'on engage la lutte méritent qu'on engage cette lutte contre eux en raison d'une certaine faute : requiritur causa justa; ut scilicet illi qui impugnantur, propter aliquam culpam impugnationem mereantur . » Et le saint Docteur explique avec saint Augustin ce qu'il faut entendre ici quand nous parlons de faute commise, savoir : a si une nation ou une cité ont négligé de venger ce qui a été fait d'inique par quelques-uns des leurs ou de rendre ce qui a été enlevé injustement »; ou si elle élevait sur quelque point essentiel des prétentions injustes. C'est donc une faute contre la justice, imputable à l'Etat dont il s'agit, et qu'il te fuse soit de reconnaître soit de réparer. En dehors de ce motif ou de cette raison, tout autre motif ou toute autre raison fait de la guerre un acte essentiellement injuste. Il suit de là qu'une guerre purement de conquête ou d'expansion ou même de prosélytisme, à quelque titre ou sous quelque couleur que ce prosélytisme se présente : religion, civilisation, culture, est une guerre injuste et doit être absolument réprouvée. Outre que ce serait ouvrir les voies à l'arbitraire le plus dangereux, un principe souverain ici commande tout; et c'est qu'on ne doit jamais faire ce qui est mal, même pour promouvoir le bien. Or, toute agression est de soi un mal, si elle n'est justifiée par une faute qui la nécessite. Une guerre offensive ne peut donc être juste que si elle est motivée par une faute contre le droit, commise par l'Etat qu'on attaque. Mais dès que cette raison existe, la guerre, même offensive, devient chose juste. Elle pourra même être chose nécessaire. Tel serait le cas d'une faute qui compromettrait gravement l'honneur de l'Etat offensé, ou son bien, qu'il s'agisse de son bien comme Etat ou du bien des personnes qui lui appartiennent. C'est qu'en effet, un Etat qui laisserait un autre Etat commettre contre lui impunément telles injustices qu'il lui plairait, s'acheminerait, fatalement, à la diminution, à l'effacement, à la ruine; ce serait un mal, dans l'ordre du prestige d'abord, et même dans l'ordre matériel, plus grand que tous les maux physiques, si redoutables soient-ils, que la guerre peut entraîner après elle. Il y a certains maux, d'ordre physique, qu'un Etat non moins que l'individu, ne doit pas hésiter à affronter ou à subir, en vue de biens essentiels qu'il n'a pas le droit d'abandonner. Cette même raison, en ce qu'elle a de supérieur et de plus excellent, expliquera qu'un Etat, dans la mesure où vivent chez lui les sentiments ou les traditions de générosité et de noblesse, soit prêt à accepter les maux de la guerre pour soutenir et défendre le droit d'autres nations, surtout s'il s agissait de nations plus faibles, injustement traitées par des Etats sans scrupule qui abuseraient contre elles de leur puissance. S'il est, en effet, pour tout Etat, un égoïsme sacré parfaitement légitime, il ne faudrait pas cependant entendre cette formule dans un sens trop matériel et exclure systématiquement toute possibilité d'intervention à main armée en dehors du cas où cette intervention doit assurer des avantages purement économiques ou territoriaux à l'Etat qui intervient. Il n'y a pas que ces sortes de biens qui concourent à la grandeur, à la prospérité ou au bien pur et simple d'un Etat. Les biens d'ordre spirituel ou moral y ont aussi leur part; et Tordre parfait demande même que cette part y soit prépondérante. La guerre offensive peut donc être juste et même nécessaire, dans les conditions que nous avons marquées ou en raison d'une cause juste telle que nous l'avons expliquée. Mais, s'il s'agit d'une guerre défensive, aurons-nous encore besoin d'en appeler à une cause juste pour justifier la guerre elle-même; ou devrons-nous,d'une façon pure et simple,déclarer que toute guerre défensive porte avec elle-même sa raison de justice? La guerre défensive, comme le mot même l'indique, consiste, de la part d'un Etat qui est attaqué, à se défendre contre celui qui l'attaque. Or, nous l'avons dit, toute attaque d'un Etat à l'endroit d'un autre n'est point par elle-même et nécessairement injuste. 11 se peut même, nous l'avons vu, que cette attaque soit chose nécessaire. Dès lors, la solution du point qui nous occupe s'impose. Si la guerre est juste du côté do l'Etat qui attaque, il ne se pourra pas qu'elle soit, en même temps, juste du côté de l'Etat qui est attaqué. Les contraires, en effet, ne sauraient coexister simultanément dans un même sujet. Or, le sujet du droit, ici, est l'intervention à main armée entre deux Etals. Cette intervention ne peut pas en même temps être juste et injuste. Et elle le serait si celui qui combat avec justice parce qu'il attaque était combattu avec justice pour le môme motif. De toute nécessité, si son intervention à main armée est juste, l'intervention à main armée qui lui répond ne le sera pas. Mais, dira-t-on, se sont deux droits distincts et qui ne s'opposent pas l'un à l'autre. Celui qui attaque, en effet, venge l'injure qui lui a été faite et qu'on n'a pas voulu réparer; tandis que celui qui se défend cherche h conserver son être même attaqué par l'autre : or tout être garde toujours le droit et a même le devoir de défendre son être contre tout ennemi qui l'attaque; la seule raison d'ennemi cause ici la justice. Ce raisonnement ne vaut pas. 11 n'est pas vrai que tout être garde toujours le droit de se défendre quand il est menacé ou attaqué dans son être et dans sa vie. Cela peut être vrai dans Tordre des agents physiques ou naturels, parce qu'il n'y a aucune raison de moralité ou de justice qui préside à leurs rapports mutuels; mais dans l'ordre des agents moraux où la responsabilité du sujet est en cause, il en va tout autrement. Dans cet ordre-là, en effet, si le sujet a mérité, par sa faute, un châtiment, il est tenu en justice de subir ce châtiment quand il lui est infligé selon les règles du droit; y résister constitue de sa part un acte injuste. Saint Thomas est formel sur ce point. Même s'il s'agit d'une condamnation à mort, quand la condamnation est juste, il n'est point permis au condamné de se dé- fendre : le juge, en effet, a le droit de le frapper; d'où il suit que, de son côté, quand il résiste, c'est une guerre injuste; et donc il pèche sans aucun doute: relinquiiur qaod ex parte ejus sit bellum injustum; unde indubitanter peccat . Ce qui est dit de l'individu humain pour la défense de sa vie s'applique à plus forte raison à l'être moral ou collectif qu'est l'Etat. Un Etat, quand il a commis contre un autre Etat une faute qui rend légitime de la part de celui-ci, ou même nécessaire, l'intervention à main armée, n'a pas le droit de répondre à cette intervention par une intervention identique : il n'a qu'à subir les justes conditions qui lui sont imposées. S'il résiste, sa guerre est essentiellement injuste. Il n'est qu'une hypothèse où sa -guerre pourrait devenir une guerre juste : ce serait, si, dans la guerre juste qui lui est faite, son ennemi voulait, dans la répression, dépasser les limites de la faute commise, et profiter de cette faute pour l'affaiblir ou l'accabler injustement. Mais, dans ce cas, la guerre offensive, qui était juste dans son premier motif, est rendue injuste par le moiif nouveau qui s'y ajoute : en sorte qu'a partir de là les rôles sont intervertis : c'est la guerre offensive qui devient injuste et la guerre défensive qui devient juste. C'est donc toujours et uniquement la raison d'injustice ou de faute commise qui peut rendre juste, à l'endroit d'un autre Etat, l'intervention à main armée. Si cette raison de faute n'existe' pas, rien no peut légitimer une guerre, non pas même le motif de se défendre. 11 faut d'ailleurs remarquer qu'il pourra y avoir des fautes telles commises par un Etat qu'aucune répression à main armée, si radicale soit-elle dans son but et irait-elle jusqu'à se proposer la transformation de l'Etat coupable comme tel, ne pourra jamais être considérée comme injuste ou comme disproportionnée avec la faute commise. C'est ainsi que pour l'individu humain il est aussi des fautes telles qu'aucun châtiment, y compris la perte même de la vie, ne sera excessif ou injuste. Dans ce cas, de même que l'individu humain condamné à mort n'a pas le droit de résister quand on lui inflige sa peine, de même aussi un Etat sera tenu de subir les conditions méritées par son crime. 11 n'aura pas le droit de recourir aux armes et de continuer à s'en servir pour échapper au sort qu'il a mérité; et s'il lo fait, il aura la responsabilité nouvelle de tout le mal occasionné par sa résistance injuste. Combien plus cette responsabilité dans la continuation de la guerre existerait-elle pour un Etat, si lui-même avait été l'agresseur injuste et dans des conditions telles qu'aucune répression, si radicale qu'on la suppose à l'endroit de cet Etat comme tel, ne pût égaler l'énormité de la faille.  
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